Eclairage

Pour la troisième saison consécutive, l’Euro Hockey League (EHL) accueillera deux clubs belges au stade des huitièmes de finale. Jusqu’ici, nos compatriotes n’ont jamais été plus loin, à l’exception notable de Louvain qui, la saison dernière, atteignit les demi-finales après un succès en huitièmes sur l’adversaire sans doute le plus facile (les Irlandais de Three Rocks Rovers) suivi d’un authentique exploit en quarts devant Reading.

C’est précisément Louvain qui ouvrira le bal ce vendredi à 9h30, et à nouveau contre un club anglais, celui de Beeston, que les Universitaires avaient déjà rencontrés dans leur poule au premier tour. Leur lourde défaite de l’époque (3-0) n’avait pas compromis leurs chances de qualification, vu qu’ils avaient la veille infligé une dégelée (1-7) au club organisateur, Saint-Germain.

Ce vendredi en revanche, le match est à élimination directe et les coéquipiers d’Audry Renaer n’auront pas droit à l’erreur. C’est pourtant pratiquement la seule chance qui leur reste de sauver une saison ratée. En championnat, les 5 points de retard qu’ils comptent sur un Antwerp nanti d’un calendrier facile risquent en effet d’être trop lourds à résorber en cinq journées seulement.

Dans ce contexte, la récente triple fracture de la main encourue par Thierry Renaer est évidemment une très mauvaise nouvelle. On sait en effet l’importance de l’ex-capitaine louvaniste dans le dispositif défensif de son équipe. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si son retour en équipe première, après une tentative de retraite en début de saison, a coïncidé avec le redressement des performances louvanistes. Le gardien Vanash, tombé en disgrâce, sera lui aussi absent.

Pourtant, Laurent Jacquet ne perd pas le moral : "On est surtout là pour profiter de l’événement et pour s’amuser. L’ambiance de l’EHL est toujours spéciale. On se dit aussi que potentiellement, on a une bonne équipe et que sur 70 minutes, tout est possible. Beeston, ce n’est pas Bloemendaal. Ils sont solides, très physiques et exploitent facilement les pertes de balle. Mais ce n’est pas parce qu’ils nous ont battus il y a 6 mois que nous leur sommes inférieurs. Il y avait la fatigue du match de la veille et la qualification était déjà acquise. Nous sommes fort déçus par nos performances en championnat, c’est le moment de repartir du bon pied."

Notons encore qu’en cas de succès, les Louvanistes seront opposés dimanche à 14h30, soit au HC Amsterdam, soit aux Anglais de East Grinstead.

Samedi, ce sera au tour du Waterloo Ducks de tenter de passer le cap des huitièmes de finale pour la première fois. Il est vrai que les Canards se sont spécialisés jusqu’ici dans les tirages au sort difficile. En 2008 à Terrassa, leur défense vola en éclats contre le HC Rotterdam emmené par Jeroen Hertzberger, et l’an dernier ce fut Amsterdam HBC qui s’imposa 4-2. L’adversaire de ce samedi n’a rien à envier à ces grands d’Europe, puisque Uhlenhorst Hambourg fut champion d’Europe dès la première édition de l’EHL et y termina finaliste la saison dernière, battu en finale par Bloemendaal ! Ses atouts : les internationaux Moritz Fürste, les frères Carlos et Ricardo Nevado, mais aussi la nouvelle coqueluche locale Florian Fuchs, 18 ans, un vrai renard des cercles adverses.

Pas de quoi chagriner en revanche le "T2" Xavier De Greve : "On n’a rien à perdre, c’est vrai, mais on va là pour gagner ! C’est une équipe très forte sur le papier, mais je suis persuadé que nous aurons notre chance. Nous avons travaillé d’arrache-pied à la tactique pour les contrer. L’important était de prendre du rythme de jeu, ce que nous avons parfaitement fait mardi contre Tilburg. Nous y croyons à fond, en tout cas." En cas de succès, c’est un autre monument qui attendrait les Canards : soit Bloemendaal, soit les autres Hambourgeois, Club an der Alster Faites vos jeux !