Cet après-midi (16h15 heure belge), notre équipe masculine belge de hockey a rendez-vous avec l'histoire. Les Red Lions affronteront l’Australie, championne du monde en titre, en finale de la World League. C'est la première fois que les Belges atteignent la dernière marche de cette compétition.

"Je pense que c'est une première dans l'histoire des sports collectifs. Atteindre la finale d'une compétition qui convie les 8 meilleures nations mondiales, c'est inédit! On peut comparer ce tournoi au Masters organisé en tennis", souffle Marc Courdon, le président de la fédération.

Ce match se présente comme la revanche de la finale de la World League Round 3 de l’été dernier à Brasschaat, où les Belges avaient plié dans la dernière minute de jeu, au terme d'une joute captivante.

Alors, les Lions, qui retrouvent leur mordant après un Euro décevant, auront-ils les épaules assez solides pour contre-carrer les plans des Kookaburras qui font figure d'épouvantail? Selon Marc Courdon, les Belges conservent "toutes leurs chances. En 2013 à Rotterdam, Nous les avions même battus à deux reprises lors d'un même tournoi. C'est la preuve que nous en sommes capables. Certes, ils ont gagné le dernier face-à-face en poule (Ndlr : 1-0). Une victoire logique mais c'était très serré et nous avons eu des opportunités."

En effet, la bande à Boon avaient du se frotter aux premiers mondiaux pour son entrée en matière dans cette finale de la World League. Affichant du panache et une belle organisation défensive, les Lions avaient finalement cédé, la faute à l'inégalable Jamie Dwyer.

A quelques mois des JO de Rio, les Lions reprennent des couleurs au meilleur moment. Et sans doute que l'arrivée de McLeod à la tête de l'équipe n'y est pas étrangère. "C'est évident qu'il a un rôle indéniable dans ce remarquable parcours. L'équipe n'avait pas perdu ses qualités mais on ne parvenait plus à disposer les pièces du puzzle dans le bon ordre. Mais il a pu également s'appuyer sur une structure solide développée par ses prédécesseurs", souligne l'ancien joueur du White Star. "Ce qu'il a amené en plus? Sans doute plus de créativité, de liberté et de confiance. Ca se voit clairement au niveau du body language et de l'attitude des joueurs. Ils n'ont plus les épaules baissées et regardent vers le haut".

Cela suffira-t-il pour s'emparer de ce titre historique? "Je le sens bien", glisse Marc Coudron. Verdict en fin d'après-midi!

Avis aux amateurs: de nombreux clubs diffuseront la rencontre au sein de leur installation comme ce sera le cas au Watducks ou à l'Ombrage notamment.