Le refus des arbitres nationaux d'officier lors de la compétition indoor a pour inévitable conséquence que d'autres sont contraints de prendre cette responsabilité à bras-le-corps. Les clubs fournissent donc deux personnes pour diriger une des rencontres de la journée. Pour le Beerschot, c'est Patrick Goldberg qui s'y colle: «En compagnie de Jean-Marc Ide, quand il est là. Sinon, c'est un des joueurs qui m'accompagne. Naturellement, j'aime autant éviter cette situation puisque je préfère qu'il se concentre sur ses propres rencontres.»

Comme souvent, il semble que la situation actuelle soit la conséquence d'un malentendu. Le coach donne cependant l'impression que la situation n'est pas définitive: «C'est dommage que l'on ne soit pas arbitré par nos meilleurs arbitres. D'autant plus dommage que je suis convaincu qu'avec un bon travail d'approche, il était possible de réunir les huit meilleurs, ce qui est suffisant pour arbitrer tout le championnat. Quand on discute avec eux, il y en a plusieurs qui disent que cela ne leur poserait pas de problème.»

Tout serait donc une question de volonté individuelle? «Bien sûr, répond Patrick Goldberg. Cela ne m'intéresse pas de voir des arbitres poussés dans le dos par une fédération dont ils craindraient d'hypothétiques sanctions s'ils refusaient de prendre part à la compétition. S'ils le font contre leur gré, cela ne sert à rien.» Parce que, à écouter le coach du Bee, il n'y a pas de doute quant à l'efficacité de système en place: «Nous n'avons pas la science infuse de l'arbitrage. Ça m'arrive de me tromper. Je leur dis «Sorry les gars» et, de ce fait, je pense gagner le respect des joueurs. Je ne vais pas m'énerver et entamer une escalade verbale avec l'un ou l'autre. Il n'en faut pas plus pour que cela se passe bien.»

On comprend donc que la situation n'est pas idéale mais qu'il n'est pas question de toucher à celle-ci sans la garantie d'aller vers un mieux.

La conclusion de Patrick Goldberg est d'ailleurs sans détour: «Nos meilleurs referees sont les bienvenus s'ils ont envie de suivre l'évolution du hockey en salle et qu'ils viennent de bon coeur mais je préfère un bon arbitrage club que des arbitres de seconde zone.»

© Les Sports 2006