Incontestable n°1 du championnat belge, le Léopold n'a rien pu opposer à Amsterdam. La différence de niveau entre les championnats belge et néerlandais est telle que «le meilleur club belge aurait du mal à se maintenir en D 1 hollandaise», reconnaissait Bernard Verdussen, le président du Léopold. «On ne joue simplement pas dans la même cour. En Belgique, il y a 17000 affiliés contre 150000 pour nos voisins. La base est plus grande. Ils ont plus de moyens, plus de sponsors...»

Et l'argent, c'est le nerf de la guerre. Celui-ci attire les très bons joueurs étrangers, et permet de retenir les meilleurs joueurs nationaux. Cela donne un championnat attractif, d'un niveau bien supérieur au nôtre. «Ils disputent chaque week-end des matches de Coupe d'Europe», observait le gardien Vincent Deneumostier, qui ne peut pas être crédité d'un mauvais match. «Dès la base, on rate énormément de choses en Belgique, notamment au niveau technique en mouvement.»

Vincent Van Gucht notait également la différence de niveau entre les championnats. «Il est plus élevé aux Pays-Bas. Chaque semaine, ils ont des rencontres de niveau international. Nous en avons peut-être six par an. Notre calendrier est aussi difficile à vivre. Amsterdam était plus frais. Chaque erreur se paye cash.» Le tournoi n'est toutefois pas fini pour le Léo, qui affrontera Alster ce samedi. «Les Allemands sont plus forts, expliquait Vincent Deneumostier. Ils sont moins vifs que les Hollandais. Mais ils ont un collectif beau à voir jouer et très efficace.» Si Alster devrait logiquement l'emporter, le Léopold doit se concentrer sur le match de demain, à sa portée, face à Prague et sur la rencontre décisive concernant le maintien lundi.

© Les Sports 2005