ENVOYÉ SPÉCIAL À BARCELONE

Après trois rencontres, le meilleur buteur de l'équipe belge se nomme Jérôme Toussaint. Un hasard? Pas tellement si l'on fait les comptes depuis le début de l'été: le joueur du Léo a trouvé une dizaine de fois le chemin des filets pour les Diables Rouges. Pourtant, cela fait deux fois qu'il commence la rencontre sur le banc. «Parfois, cela fait du bien d'être joker» estime-t-il. «De toute façon, Giles Bonnet fait beaucoup tourner son effectif, et je sais qu'il va me faire monter à chaque fois que nous avons vraiment besoin de marquer un but. Je suis un des seuls joueurs qui joue vraiment en pointe, mais cela ne me dérange pas du tout de ne pas commencer. De toute façon, les matches se déroulent sur un rythme élevé et faire tourner l'effectif est une bonne idée. (...) Je suis surtout content d'avoir aidé l'équipe à marquer son premier point. La veille contre l'Espagne, c'était également une sensation très forte, mais la joie fut de courte durée, vu que les Espagnols ont repris l'avance sur la remise en jeu.» se souvient-il.

La polyvalence est l'un des maîtres mots de l'entraîneur sud-africain. Jérôme, tantôt défenseur et tantôt attaquant au Léo, tire parfaitement son épingle du jeu.

Attaquant polyvalent

«Ici, on ne m'utilise qu'à l'avant, mais dans toutes les positions. J'espère que quand je reviendrai au Léo, je pourrai rester attaquant, car c'est clairement là que je me sens le plus à l'aise.» La concurrence risque d'être rude au Léo la saison prochaine, avec l'arrivée de Patrice Houssein...

Jeudi, contre la France, la Belgique a arraché un point avec ses tripes. «Ce fut un match à deux visages» résume Jérôme. «Une première mi-temps catastrophique, où nous avons été mous et laxistes dans le marquage. A la mi-temps, le coach nous a tancés. Notre capitaine (Jean Willems, NdlR) nous a exhortés à rester positifs et à ne pas envisager le pire. Nous avons cru jusqu'au bout à une issue favorable et forcé beaucoup de pc, avec un résultat finalement positif. Il faudra désormais éviter les périodes de flottement comme hier. Utiliser davantage notre vitesse naturelle, comme font les Espagnols. Et solidifier notre pc défensif, quoiqu'il ait réussi positivement le test des deux derniers matches. Nous avons quelques joueurs expérimentés mais la majorité est très jeune. Les automatismes, en tout cas, se peaufinent et on n'est pas loin d'être compétitifs (...) Battre la Russie doit être possible. Contre l'Irlande, il faudra faire un bon match, sérieux et bien organisé, mais c'est jouable », conclut Jérôme.

© Les Sports 2003