Place à l'équipe nationale
© Philippe Demaret

Hockey

Place à l'équipe nationale

PAR JEAN-FRANÇOIS JOURDAIN

Publié le - Mis à jour le

ÉCLAIRAGE

Plus que quinze semaines... et le championnat recommencera. D'ici là, les amateurs de hockey devront se contenter de la compétition en salle (pour ceux qui aiment ça) et de quelques nouvelles de l'équipe nationale, qui sera en tournée aux quatre coins du monde, mais jamais dans notre pays.

C'est d'ailleurs un des problèmes actuels de l'équipe nationale : son manque de visibilité. Depuis Edimbourg et la qualification, laborieuse mais méritoire, pour la Coupe du monde, les Diables Rouges se sont produits exactement trois fois sur leur nouveau terrain : une fois contre la Hollande dans une grande soirée de gala, une autre fois un samedi matin et une troisième fois un lundi soir... Devant des banquettes à moitié vides, évidemment.

Au fond, où en sommes-nous au niveau de l'équipe nationale ? Depuis l'arrivée aux commandes du Sud-Africain Giles Bonnet, les Belges ont disputé (et perdu) des rencontres contre la Hollande, l'Australie et... la France. Si l'on ne pouvait décemment s'attendre à ce que la Belgique batte l'une des deux premières citées - ce qui eût constitué un exploit de taille - force est de constater que la défaite au Touquet était moins prévisible. Le coach nous a certes expliqué que ce jour-là, il jouait avec une équipe réserve anoblie, cela n'en fait pas moins tache dans le palmarès, la dernière défaite contre les Coqs remontant à une dizaine d'années.

Pour entamer sa préparation, la Belgique se déplacera à Kuala Lumpur pour la 1e édition du Champions Challenge, désormais porte d'accès au Champions Trophy. Giles Bonnet espère y éviter la dernière place, ce qui vu la valeur de l'opposition (Inde, Malaisie, Argentine, Japon et Afrique du Sud) semble tout simplement réaliste.

Suivront ensuite - sauf modification - un stage au Chili, des tournois en Argentine et en Espagne, puis un stage d'une semaine à Singapour juste avant la Coupe du monde qui se tiendra du 24 février au 9 mars 2002. Tout cela, évidemment, coûte de l'argent et l'ARBH attend avec impatience et... une certaine angoisse la dotation que doit lui réserver le COIB dans les prochains jours.

Bonnet n'en fait d'ailleurs pas mystère : il considère la Coupe du monde comme une simple transition, le but ultime étant d'amener la Belgique aux Jeux (d'Athènes) pour la première fois depuis 1976. Pour ce faire, il a misé sur la jeunesse (avec, parfois, des choix surprenants) en faisant volontairement l'impasse sur la génération des 25-30 ans, exception faite de l'incontestable gardien Deneumostier et de l'attaquant Fabian Berger, revenu récemment en grâce. Une politique qui fait grincer quelques dents, d'autant que les rares anciens qui encadrent l'équipe (Kholopov, Coudron, Willems) sont en division II ou en méforme criarde. Bonnet a même refait appel à Joeri Beunen, apparemment toujours notre meilleur tireur de pc depuis... 1995. Est-ce dire que depuis cette date notre hockey stagne ? C'est une opinion assez répandue et probablement pas fausse. La tâche qui attend Bonnet, en tout cas, est colossale.

© La Libre Belgique 2001

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