C'est dans ce sens que les entraînements de l'équipe championne du monde et N.1 mondiale se déroulent en plusieurs noyaux ou bulles différentes et que les doubles rencontres de Pro League donnent l'occasion non pas à 18 joueurs de fouler le terrain mais, dans le cas de Düsseldorf, à quelque 25 éléments de pouvoir prétendre à revendiquer une place dans le noyau A des Red Lions.

Nicolas Poncelet, au même titre que Florent Van Aubel, Sébastien Dockier, Nicolas De Kerpel, William Guislain et Tom Boon, vainqueurs 1-6 de l'Allemagne mardi pour leur reprise en Pro League, laisseront ainsi leur place à Thomas Briels, Cédric Charlier, Tanguy Cosyns, Maxime Plennevaux, Manu Stockbroekx et Tommy Willems pour le match retour mercredi contre la Mannschaft, toujours à Düsseldorf.

Poncelet, 24 ans depuis 3 jours, avoue "sortir de six mois compliqués", mais pour lui "les objectifs collectifs priment sur les individuels."

Souvent écarté au dernier moment des sélections pour les grands rendez-vous, le Bruxellois, médaillé d'argent en Coupe du Monde espoirs (U23), ne désespère pas de se frayer une place au moment voulu. "Nous travaillons dur depuis quelques mois. Ici nous tournons avec 5-6 joueurs différents sur les deux matchs, principalement en attaque. Pour ma part je cède ma place mercredi au back droit à Manu Stockbroekx", selon le défenseur du Léopold, qui comme son aîné Gauthier Boccard a fait ses armes en attaque avant de reculer dans le jeu.

"Pour ce 1er match de Pro League, la fédération internationale nous oblige d'évoluer au sein de bulles de deux personnes, soit avec mon équipier de chambrée avec lequel je déjeune et voyage. Quoi qu'il en soit, il faudra voir comment la situation évoluera, mais notre intention est de continuer à progresser malgré les circonstances", explique le défenseur des Red Lions, l'un des plus discret au bataillon avec ses 17 capes à son compteur. "C'est dans ma nature", s'excuse-t-il.