Les Canards doivent-ils s’arrêter pour marquer ? Ou plus précisément, le Watducks ne peut-il trouver les chemins des filets que sur phase arrêtée ? La question mérite d’être posée au lendemain d’une première manche face au Léopold où les Brabançons ont marqué leurs 2 buts sur stroke et pc et que les tirs cadrés, ou pas, sur Van Beneden sur phase de jeu, se comptent sur les doigts d’une main.

A y regarder de plus près, on constate que sur les 22 derniers buts inscrits en championnat par les Waterloo Ducks, soit depuis que la première place en saison régulière était officieusement acquise, 12 l’ont été sur phases arrêtées. Une moyenne supérieure à 50 %. De même, si l’on prend en compte les six matches de la saison disputés contre les demi-finalistes : 13 sur 26. Rien d’exceptionnel sans doute. Mais peut-être significatif d’une animation en panne d’inspiration ? Même si, c’est vrai, les phases arrêtées dans le hockey de haut niveau n’ont jamais été aussi importantes.

Alors est-ce une bonne chose pour Waterloo ? Oui et non. Oui parce que le pc se doit d’être efficace et dans l’ensemble de la saison, il l’est. Non car si les pc ne rentrent pas, ou si l’équipe ne s’en crée pas, il y a un problème. Ce problème, les observateurs l’avaient déjà constaté l’année dernière en demi-finale face à ce même Léopold. Verdict : une élimination surprise.

Chercher la faute

Dimanche dernier, le scénario était fort semblable. Les Canards ont éprouvé à nouveau les pires difficultés à balader la défense uccloise et à se montrer dangereux dans le cercle. En y cherchant alors la faute. Un comble quand on connaît la facilité avec laquelle l’équipe dirigée par Etienne Tys a survolé les débats dans le championnat.

Mais voilà, le play-off, c’est presque un autre sport, ou du moins ce ne sont plus les mêmes matches. Cela se joue sur un stopping, une interprétation, un rebond, un poteau, une balle qui traîne. Les équipes se connaissent par cœur et l’effet de surprise ne joue plus. Et puis surtout, en face des Waterloo Ducks, se dresse une équipe redoutable, sans doute la meilleure de ces dix dernières années dans ce genre d’exercice, le Léopold. Une équipe qui trouve elle aussi le chemin des filets très nettement sur pc avec Herman ou Vanderborght. Une équipe qui n’a pas son pareil pour faire déjouer son adversaire et qui puise dans ces moments intenses de fin de saison une envie énorme. Luycx, Dohmen et de Paeuw, créateurs et percutants, malgré leurs efforts, n’ont que très rarement pu prendre à défaut le bloc articulé autour de Collin et Herman

C’est là certainement qu’une partie du match de dimanche se jouera. Alors, le salut des Canards passera-t-il par les phases arrêtées ou le jeu en mouvement ? S’ils veulent éviter le scénario de la saison dernière (1 pc sur 11 au match retour), il y a peut-être des leçons à retenir et des images qui doivent revenir.