L’histoire retiendra que les Red Cougars ont achevé la Hero Hockey Junior World Cup de New Deli à la sixième place à la suite d’un bilan de trois victoires (Allemagne, Egypte et Corée), de deux défaites (France et Australie) et d’un partage (Pakistan). "Je repars avec un goût de trop peu, mais nous avons engrangé énormément d’informations", soulignait le T1 Philippe Goldberg quelques heures avant de reprendre l’avion. "Lammers garde un bon sentiment. Il a repéré des joueurs qu’il appellera un jour en ‘A’."

Hier, il leur restait une dernière montagne à gravir : l’Australie. Au terme d’une première période rondement menée, la bande à Cobbaert avait pris l’avance grâce à un but de l’inévitable Plennevaux. "Nous avons vraiment livré une première période de grande qualité, analysait l’entraîneur belge. Par la suite, le jeu fut plus décousu."

De fait. Après l’égalisation de l’Australie, van Linthoudt redonna l’avantage aux Belges à la suite d’un numéro de jonglerie ponctué d’un obus dans le coin du but. A nouveau, l’Australie sur pc revint dans le coup. Pire, quelques minutes après l’égalisation, le marquoir indiqua 2-3, mais le recours à la video invalida logiquement le goal "aussie" pour un backstick. Les Australiens furent surtout dangereux sur pc alors que Perez manqua le K.-O. à quatre minutes du terme.

"Ce 2-2 illustre la physionomie de la rencontre. Chaque équipe a connu ses moments de domination. Lorsque nous avons été mis sous pression, la défense a tenu le choc." Elle a concédé 7 pc (contre 3 pour les Belges). Pour les autres chiffres, l’égalité est parfaite avec 2 buts, 7 shots et 13 pénétrations dans le cercle.

Cuvelier victime d’une injustice

Le dernier héros malheureux du match se nomme Dimitri Cuvelier. Alors que les Belges revenaient dans le coup sur shoot-out, il s’est vu refuser son but à cause d’un arbitre mal inspiré. "Nous avons vu sur ralenti que les filets ont bougé avant les huit secondes. Ce but était valable, pestait Goldberg. Perdre ainsi me déçoit. Je retiendrai plutôt le bon niveau de mes gars et la magnifique réaction collective à la suite de la défaite contre la France. Mes gars ont tout lâché face à la Corée. En 24 heures, ils ont digéré une grosse désillusion. Nous n’avons pas livré notre meilleur tournoi. Nous avons vu que nous pouvions concurrencer avec toutes les équipes. Je serais incapable de définir notre meilleur match. L’Allemagne ? Le résultat était bon, mais tout s’est bien mis. La France ? Rien ne s’est mis comme il fallait, mais on a bien joué."

Il aura suffi d’un match piège contre la France pour ruiner les rêves de gloire de cette équipe très douée. "Nous ne pouvons pas tout contrôler. Je retiens aussi que nous avons découvert de nouveaux styles de jeu. On connaît les nations européennes. Nous avons fait souffrir l’Egypte, le Pakistan, la Corée et l’Australie."

Le responsable des équipes nationales, Bert Wentink, avait rappelé que le résultat final ne le préoccupait pas. Il désirait surtout prendre des notes sur les valeurs en présence afin de renforcer l’équipe "A". Une demi-douzaine de noms lui a tapé dans l’œil dont Maxime Plennevaux. "C’est vrai que Max a marqué beaucoup de buts", rajoute le T1. "Il joue un rôle visible. D’autres ont livré un très grand tournoi aussi. Ils recevront tous leur évaluation dans les prochains jours", conclut Goldberg avant de revenir sur le parcours des Français. "Elle fut la bonne surprise du tournoi. Ils ne doivent pas leur place en finale au hasard même s’ils s’en sont bien sortis contre nous. Je nourris des regrets. Cinq buts pour neuf entrées dans le cercle."