ll est 11h. Arthur De Sloover monte à son tour sur le terrain du Beerschot, son terrain de chasse durant toute l'année. Le défenseur des Red Lions attend patiemment son tour afin de respecter les restrictions liées à la crise sanitaire actuelle. Le premier entraînement pouvait débuté. Tous l'ont attendu 52 jours. "C'était vraiment spécial. Assez bizarre en fait. En général, on se retrouve en équipe au club-house pour prendre un café", commence Arthur De Sloover qui avait fêté son anniversaire dimanche. "Nous devions respecter les distances de sécurité. Nous devions arriver en tenue. Nous sommes tout de suite montés sur le terrain. J'étais content de revoir l'équipe et de toucher mon stick."

Ces 7 dernières semaines, il a bossé uniquement sur sa condition physique. "Nous avions reçu un programme physique. Nous bossions 6 jours sur 7, mais nous n'avions l'intensité des mois qui précèdent un grand événement sportif. Nous sommes en forme physiquement. Il existe une différence entre la forme physique et la forme pour le hockey."
Justement, sous les ordres de Shane McLeod, les Red Lions sont redevenus des hockeyeurs le temps d'un entraînement d'une heure. "Nous avons bossé les passes avec réception en mouvement. Les exercices étaient très basiques. Aucun match, aucun duel, aucun contact. Le terrain était divisé en deux avec 4 joueurs par demi-terrain. L'équipe était divisée en 3 groupes de 8. Etre sur le terrain suffisait à notre bonheur. Vendredi, notre entraînement sera plus physique."

   Les Red Lions sont motivés, mais ils ignorent encore la date de leur prochaine échéance. "J'imagine que notre prochain match sera une rencontre de Pro League. La date? Aucune idée."
Pour le moment, le seul fait d'être sur un terrain avec un stick constitue déjà une première étape.

Il est 12h30. Chacun regagne sa voiture sans repasser par les douches qui sont fermées. Mercredi, tout le monde se retrouve.