Notre équipe nationale s'apprête à défendre son statut de quatrième nation européenne, acquis en 1995 à Dublin et confirmé quatre ans plus tard à Padoue. En ces deux occasions, en effet, les Diables Rouges avaient réussi à devancer l'Espagne dans leur poule éliminatoire, et à accéder ainsi aux demi-finales. Des demi-finales qui les avaient vu figurer honorablement en Irlande, et nettement moins bien en Italie où des scores-fleuves furent au rendez-vous.

Quatre ans plus tard, c'est à nouveau le grand rendez-vous européen qui s'annonce. Il aura cette fois lieu à Barcelone, à côté du stade olympique de Montjuic qui hébergea les Jeux de 1992 (1er - 13 septembre). Une fois de plus, la Belgique a été versée dans la même poule que l'Espagne et il lui sera bien difficile de confirmer ses exploits passés: devant leur public, les Ibères sont particulièrement redoutables. Les Belges l'apprirent à leurs dépens lors du tournoi préolympique de 1996, qui se disputait également dans la capitale catalane.

Il ne faut pas davantage attendre de pitié de la part de l'autre épouvantail du groupe, l'Allemagne, championne du monde en titre et qui a fait, au grand dam de la FIH, l'impasse sur le prestigieux Champions Trophy qui se termine ce week-end à Amsterdam, en y déléguant son équipe réserve, rien que pour s'économiser en vue de Barcelone. Il est vrai que le titre de champion d'Europe donne ipso facto à son détenteur un billet pour les JO d'Athènes!

La France, en progrès

En revanche, les trois autres adversaires de la Belgique devraient être dans ses cordes: on sait peu de choses de la Russie dont c'est le premier tournoi sérieux depuis l'éclatement de l'URSS, mais dans un passé récent les Biélorusses n'ont jamais posé de problèmes à nos compatriotes; l'Irlande est également un client régulier de nos Diables Rouges, alors que la France, qui a réalisé de gros progrès ces dernières années, s'annonce le concurrent le plus sérieux des Belges dans la lutte pour... la troisième place du groupe. Troisièmes ou quatrièmes, de toute façon, les Diables disputeraient des matches croisés pour les places 5 à 8: c'est à ce moment qu'il faudra être au mieux de sa forme pour ambitionner une éventuelle 5e place.

Depuis la Coupe du monde de Kuala Lumpur, en 2002, les Belges ont mis les bouchées doubles à l'entraînement. Ils s'entraînent désormais quasi sept jours sur sept, comme des professionnels. Nuance importante toutefois: ils n'ont pas ce statut et sont donc obligés de sacrifier tous leurs jours de congé légaux pour pouvoir disputer ce genre de compétition.

Le championnat d'Europe est le dernier grand tournoi auquel participera l'équipe belge avant le tournoi préolympique de Madrid, en mars 2004, qui décidera si la Belgique fait son retour aux JO pour la première fois depuis Montréal. C'était en 1976, souvenez-vous...

© Les Sports 2003