Le championnat belge peut se vanter de jouir d’une belle réputation. Hier, il a franchi un nouveau cap. L’Antwerp a attiré en son giron l’un des meilleurs médians du monde qui joue toujours sous les couleurs "oranje" : Sander Baart. L’entraîneur Max Caldas a accepté ce transfert sans que le médian de la sélection d’outre-Moerdijk n’ait à craindre pour sa place. D’origine belge, le mythique n°13 a vendu son talent aux Pays-Bas où il fait, depuis 9 ans, les beaux jours d’Oranje Zwart et de la sélection batave. Cette annonce lance de manière explosive la campagne des transferts qui, officieusement, ne débute qu’en mars. Le joueur anversois qui bénéficie de la double nationalité, n’a pas abandonné ses ambitions internationales. A 27 ans, il entend jouer son rôle de plaque tournante dans l’entrejeu de la sélection des Pays-Bas jusqu’aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020. En d’autres termes, il revient dans le club familial à l’unique condition que l’Antwerp aligne une équipe taillée pour… le titre dès l’année prochaine.

Un tel exploit est-il possible ? Depuis septembre 2010, le voisin du Dragons souffle le froid. L’an passé, le matricule de Sint-Job in’t Goor a frôlé la sortie de piste vers la D1. Cette année, les 12 points acquis en 12 matches ne le placent qu’à 4 unités de la zone rouge. En cas de descente en Division 1, le transfert serait annulé.

L’arrivée de Sander Baart en appelle d’autres. Ainsi, le club "qui n’était souvent juste pas", pourrait facilement renouer avec sa glorieuse saison 2006-2007 où il avait remporté son seul titre. A l’époque, un gamin de 19 ans qui se nommait… Sander Baart faisait ses premiers pas en DH.

Un retour placé sous le signe de la famille

En une décennie, il a connu la joie de deux titres en Hoofdklasse, d’un sacre en EHL et de nombreuses médailles avec les "Oranje". Que Diable vient-il faire dans cette galère belge ? L’athlète qui partira en fin de semaine pour… Rio pour y promouvoir le beau hockey n’est pas tombé sur la tête. A 27 ans, il ressentait le besoin de s’offrir un nouveau challenge. En plus, il retrouve le club de son papa Ernst ainsi que de son frère Jeroen qui assure actuellement le rôle de… T1. Jeroen et Sander ont toujours été très proches. "Last but not least", la pépite orange s’est mariée civilement en septembre. Sa femme, Nadine Struijk, vit à Anvers et a participé aux belles épopées de l’équipe première de l’Antwerp. Ce retour, qui ressemble à un pas en arrière sur un plan purement sportif, est dirigé essentiellement par le cœur. Ernst Baart vit "un rêve éveillé". "Je savais qu’il rejouerait un jour à l’Antwerp, mais, sincèrement, je ne pensais qu’il reviendrait déjà maintenant."

Cette saison, Sander Baart fait face à de nombreux objectifs : le triplé en Hoofdklasse, le doublé en EHL, une médaille d’or aux JO de Rio et… le titre avec l’Antwerp en 2016-2017. Il aura vite oublié la déception de ces derniers mois où il a bossé pour se rétablir de sa blessure à l’épaule. Après 3 matches en club, il s’était blessé à la cuisse, ce qui l’avait privé de la finale de World League où les Pays-Bas ont terminé… à côté du podium.