entretien

Anthony Herman défend les couleurs du Léo depuis 1998. Il dispute donc sa onzième saison avenue Dupuich alors qu’il fêtera ses 30 ans d’ici la fin de l’année. Originaire du Wellington, comme tant d’autres joueurs qui ont fait les beaux jours des grands clubs par la suite (de sa génération on peut citer Brooke, De Cock, et un peu avant Deneumostier ), le défenseur central du Léo dispute l’une de ses meilleures saisons, sa quinzième déjà parmi l’élite de notre hockey. "Ma génération est une génération de bagarreurs", concède-t-il d’emblée. "Il a souvent fallu se battre pour notre place. Aujourd’hui, les jeunes ont sans doute plus de talent, mais ils sont perfectibles mentalement."

Le Léo est à la veille d’un second match à six points contre une équipe du nord d’Anvers. Le premier écueil, dimanche dernier à l’Antwerp, a été franchi de manière inespérée : trois points sont tombés, en fin de match, dans l’escarcelle des joueurs au maillot rayé rouge et blanc. En cas de victoire contre le Dragons, le Léo aurait fait un grand pas vers le play-off. "Ce n’est pas encore gagné. Il nous reste en effet tout le haut du panier à affronter : Waterloo, Louvain, Racing L’avantage, c’est que c’est notre spécialité de prendre des points contre les bonnes équipes. Mais d’autre part, le parcours est tout de même un peu indigeste Et le Waterloo Ducks, après ce qui s’est passé la saison dernière, fera tout pour nous mettre dehors. C’est toujours contre les équipes de fin de classement que le Léo laisse traîner des points. C’est ainsi que le championnat linéaire ne nous arrange que modérément. Ainsi, nous avons pris six buts à la Gantoise et partagé l’enjeu au Pingouin. Cela dit c’était notre premier point pris à la Dodaine depuis longtemps !"

Pas de conflit de générations

Dimanche donc, le Léo reçoit le Dragons. "Au match aller, nous avions gagné à la dernière seconde. Ils vont tout faire pour prendre leur revanche, d’autant que la situation au classement ne leur laisse guère le choix. Je prévois un match très difficile. Mais en même temps, nous jouons avec un excellent mélange de jeunesse et d’expérience. C’est ce qui fait notre force. Au Léo, on remplace les générations petit à petit sans que cela fasse mal et les jeunes ont la place pour s’exprimer."

Et, comme chacun le sait, on ne paye pas les joueurs au Léo Ils doivent même payer une partie de leur cotisation, sauf s’ils sont internationaux, mais il n’y en a aucun pour l’instant. Anthony fait certainement partie des joueurs qui auraient pu avoir leur chance en équipe nationale mais n’ont jamais été convoqués. "A bientôt 30 ans, je n’ai plus d’ambition à ce sujet", s’est-il déjà résigné. "J’ai mon cabinet d’ostéopathe, je suis papa depuis quelques mois Mais c’est vrai, j’ai souvent regretté de ne jamais avoir été convoqué."

Anthony Herman n’envisage pas encore, pour autant, de mettre un terme à sa carrière à court terme. "Tant que ça suit physiquement, pas de problème. Je n’ai jamais eu de blessure majeure, mais je constate que je suis de plus en plus fatigué après un match." On ne rajeunit pas