Qui dit week-end pascal, dit Coupe des vainqueurs de coupe. C'est à nouveau le White Star qui, comme l'an dernier à 's-Hertogenbosch où il l'avait fait brillamment, tentera de maintenir la Belgique dans le groupe A - autant dire la division I.

Les circonstances ont pourtant bien changé en un an pour le club étoilé. Alors que la saison dernière, en championnat national, il ambitionnait le play-off - qu'il ne rata que lors de l'ultime journée -, il se retrouve aujourd'hui avec un pied et quelques orteils en division 2. On pourrait donc penser que cette coupe d'Europe tombe à un bien mauvais moment pour les Everois, qui ont d'autres chats à fouetter.

`TANT QU'IL Y A DE LA VIE...´

Ce n'est toutefois pas l'avis de leur coach, Alain Boon, de retour aux commandes après avoir été incompréhensiblement remercié à la fin de la saison dernière: `Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Nous devons gagner trois de nos quatre derniers matches au moins pour nous sauver ? C'est exact, mais rien ne nous interdit de le faire. Nous sommes poursuivis par la scoumoune ces dernières semaines : cela fait deux fois que nous gaspillons un point à la dernière minute du match. Mais il suffirait d'un déclic. Pourquoi pas ici à Eindhoven ? Ca peut en tout cas être l'occasion de reformer un groupe dans une bonne ambiance, sans pression.´

Il y a un an, à 's-Hertogenbosch, le White Star avait terminé troisième de sa poule en battant les Suisses d'Olten, puis assuré son maintien contre le quatrième de l'autre poule, les Italiens de Cernusco, chaque fois sur le score de 4-2. Un scénario semblable n'est nullement à exclure cette fois, car si les Bruxellois devraient logiquement s'incliner contre le club organisateur, Oranje Zwart (pour lequel évolue d'ailleurs notre compatriote Mick Beunen) et contre les Polonais de Pocztowiec qui rassemblent la moitié de leur équipe nationale, en revanche les Ecossais de Gordonians, montés de série B, sont a priori prenables. Une troisième place dans le groupe permettrait comme l'an dernier aux Etoilés d'affronter le quatrième de l'autre poule (qui sera soit le Racing Club de France, soit plus probablement les Suisses de Grasshoppers Zürich) avec quelques chances de succès. Mais même une dernière place dans la poule A ne serait pas synonyme de relégation, à condition toujours de battre le troisième de la poule B en match de barrage. Bref, une fois de plus, c'est lundi matin à l'aube que tout se décidera...

© La Libre Belgique 2002