ANALYSE

Si l'on excepte la désignation du représentant belge en coupe des coupes (les 21 et 22 mai) la saison belge 2004-2005 a livré ses secrets, à l'issue d'un calendrier particulièrement chahuté. Voyons cela :

1L'échec de l'Antwerp. Rescapés de division I de justesse, les Anversois avaient frappé fort en début de saison avec les transferts de stars mondiales comme Piet-Hein Geeris et Adam Commens, pour ne citer qu'eux, sans parler du coach Harrie Kwinten, surnommé dans son pays natal The Legend. Force est cependant de constater que les Anversois n'ont pas réussi à extraire les résultats espérés de leur Tour de Babel. Ils peuvent certes se consoler en pensant qu'ils sont, et de loin, la meilleure attaque du championnat, mais il est clair que les ambitions anversoises portaient plus haut. Bien pire, ils en sont arrivés à dégoûter un de leurs jeunes! Autre club anversois à avoir connu une saison très décevante : l'Héraklès, qui descend après 26 saisons de D 1.

2Encore une année Léo. C'est d'autant plus morfondant pour les Anversois que pendant ce temps, le Léo a prolongé son titre avec un noyau uniquement composé de Belges... Et ce aussi bien chez les messieurs que chez les dames - celles-ci reviennent cependant de très loin. Certes, la manière d'y arriver fut différente : cette fois, le club le plus titré de Belgique a choisi la course en tête plutôt que l'accélération au moment du play-off. Comme toujours dans ce cas, il se crée une plage de plusieurs semaines où il faut tenir ses troupes motivées, ce qui n'est jamais évident. Lors de la double finale, le Léo sembla avoir déjà utilisé ses meilleures munitions, mais ce fut malgré tout suffisant pour s'imposer de justesse.

3L'Orée, la révélation. On croyait au départ à une lutte à cinq pour quatre places. C'était sans compter avec les invités surprises, l'Orée - que personne n'attendait là, à commencer par elle-même - et Uccle Sport. Si les Ucclois craquèrent comme d'habitude lorsque la pression monta (entre autres une défaite humiliante au Racing), l'Orée ne dut finalement qu'à la longue blessure de Juan Garreta d'être évincée du play-off... à un point près. Preuve que le championnat devient de plus en plus fort en tête, et qu'il est indispensable de se renforcer lors d'une montée sous peine de connaître le sort peu enviable qu'ont connu successivement Malines, le Relax, le Daring et le Racing! Comme vont les choses, une D 1 à 10 équipes semblerait bien plus raisonnable...

© Les Sports 2005