L'Orée n'a certes pas ménagé sa peine ni ses efforts mais comme l'expliquait son coach, Jean Willems, après la bataille : "On a plus d'occupation et de pénétration dans le cercle que notre adversaire mais on ne marque pas ! Par contre, eux n'ont pas hésité devant le but."

On notait un bon début des visités, Sempoux et Van Geirt échouant de peu, mais ce fut Celis qui servit van de Venne et c'était déjà 0-1. Maas et Denayer inquiétèrent encore Van Rysselberghe mais sur un contre où il y avait beaucoup de monde devant Veldhof, l'Orée égalisa par Dekelver. Ce partage fut très vite bafoué par Dekeyser (l'ancien) sur le premier pc des visiteurs et ensuite un tricot usiné par Dijkshoorn fut fignolé par Petre (1-3).

D'entrée de second acte, Dekeyser, à nouveau sur pc, trouvait le poteau sur son chemin mais les Bruxellois eurent un nouveau sursaut d'orgueil par Quiévy. A 2-3, tous les rêves étaient encore permis mais Brulé et Maas sur les 4e et 6e pc du Dragons firent le break à 2-5! La leçon était sévère et l'addition pesait lourd sur les estomacs woluwéens mais ils allaient encore devoir déguster un savoureux sixième plat. Les défenseurs locaux furent roulés dans la farine par toute l'attaque anversoise et le chef Félix Denayer hérita de l'incontestable privilège de servir, sur un plateau d'argent, ce délice intitulé "2-6".

Après la rencontre, le président du Dragons, Jean-Pierre Speleers, nous confiait : "L'Orée a une belle équipe avec du potentiel mais nous nous sommes montrés plus réalistes et je crois pouvoir affirmer que notre noyau est plus étoffé !" L'Orée avec un point en cinq rencontres est mal prise...