ANALYSE

Le championnat régulier 2003-04 a vécu, définitivement pour la moitié des équipes de l'élite. Place à présent au play-off et aux barrages pour le maintien. En attendant, plusieurs lignes de force peuvent être dégagées des huit mois plutôt chahutés qui ont précédé.

1La saison des buteurs. Pas moins de 778 buts ont été marqués depuis fin septembre, contre 661 la saison dernière. C'est un écart énorme : 117 buts de plus ! Quelques chiffres : en 2003, le champion de la saison régulière avait marqué 50 buts et le premier descendant, 47. En 2004, ces totaux sont passés à 83 et 71 respectivement. La lanterne rouge avait encaissé 94 buts. Cette fois, c'est 117. Comme quoi le nombre de buts encaissés par le Daring correspond exactement à l'augmentation du nombre de buts !

2La suprématie du Dragons. Pour une fois, le club de Brasschaat a fait la course en tête : champion d'automne avec une confortable avance, au point d'assurer sa première place sans forcer son talent au deuxième tour. Fait remarquable : si les joueurs de Bert Wentink ont pris beaucoup plus de points que l'année dernière (50 contre 37), leur différence de buts est restée quasi stable : 83-51 contre 77-51. L'art, sans doute, de mieux gérer les matches, puisque le Dragons n'a perdu que deux rencontres (contre ses concurrents directs, Louvain et le Léo, et à chaque fois à domicile) contre... neuf la saison dernière.

3Le top 4 vite formé. La saison dernière, on avait été particulièrement gâtés par le suspense, puisqu'avant la dernière journée, pas moins de 7 équipes pouvaient prétendre au play-off. Rien de tout cela cette saison-ci, le quatrième était déjà sûr de son sort à trois journées de la fin, et ses prédécesseurs encore bien avant lui.

4Louvain remplace l'Antwerp. A propos de ce top 4, on ne peut vraiment pas dire qu'il était inattendu : absolument tous les clubs de division I avaient parié sur le Léo et le Dragons. 7 d'entre eux avaient désigné Louvain et 5, le Waterloo Ducks. Seul le Dragons avait tout juste. Quant à l'Antwerp, il réalise un grand écart, passant de la 2e à la 10e place en un an. Se séparer d'une moitié de l'équipe en début de saison n'est, il faut le dire, pas une solution de continuité... La même mésaventure était arrivée à l'Orée la saison précédente, mais les leçons n'ont pas été retenues par tout le monde.

5Barragistes moins résistants. L'an dernier, l'Héraklès s'était retrouvé dans la situation très anormale de devoir jouer des barrages pour son maintien après 9 victoires et 8 défaites. Rien de tout cela cette saison puisque le Wellington totalise 27 pts (et sinon c'eût été le Pingouin, qui en compte 28).

6La Gantoise descend. Poursuivant la courbe rentrante amorcée la saison dernière, et qui l'avait menée à la 10e place, la Gantoise descend en division 2. Les chiffres sont cruels : 81 buts encaissés, c'est beaucoup trop, même si dans le même temps les Flandriens affichent la 4e ligne d'attaque du pays. Un chiffre quelque peu biaisé par le passage-éclair de Greg Nicol, qui leur marqua 21 buts en quelques semaines avant de les abandonner à la reprise. A noter que Pascal Kina, en bon clubman, a décidé de ne pas quitter le navire et de tenter de remonter dès la saison prochaine, au grand soulagement de sa présidente Mme Nellens. Il est acquis que Loïc Vandeweghe restera à Gentbrugge et qu'un nouveau synthétique mouillé y débarquera le 1er août. La Gantoise n'est pas morte...

© Les Sports 2004