Envoyé spécial à Madrid

Il fait gris à Madrid, mais pas de quoi tempérer l'enthousiasme des joueurs du Beerschot, qui s'apprêtent à défendre les couleurs de la Belgique dans la dernière édition de la Coupe des Coupes ancien style.

"Cette Coupe d'Europe, c'est un peu la cerise sur le gâteau", avance Marcelo Orlando, le coach argentin du Bee.

"Venant dans une période de déménagement, elle est idéale car c'est une autre vie qui commence pour le club. C'est une manière de clôturer en beauté une saison d'un niveau déjà bon. C'est aussi une source d'énergie, car le club a vécu toute sa saison en fonction de cette épreuve et nous ne pouvons décevoir les quelque 80 supporters qui se sont déplacés."

Petit poucet

La Belgique remontant de division B la saison dernière par l'entremise du Dragons, le Beerschot fait un petit peu figure de Petit Poucet. La série dans laquelle il a atterri ne comporte que des grosses pointures : les Allemands de Club an der Alster, champions d'Europe il y a 4 ans; les Hollandais d'Amsterdam, grands favoris de l'épreuve avec leur redoutable tireur de pc, Taeke Taekema et enfin les Polonais de Grunwald Poznan, habitués des épreuves européennes .

"Terminer dernier de la poule ne serait pas une catastrophe, car quel que soit notre adversaire dans l'autre poule, les Russes de Dynamo Elektrostal ou les Italiens de la SS Lazio, il y aura de toute façon match", estime Marcelo Orlando. "Ce qui sera important sera de pratiquer du bon hockey et d'éviter d'être stressés. Il est vrai qu'à part les frères Goldberg, Montegu et moi-même, tous les joueurs jouent pour la première fois une compétition en dehors de leurs frontières ! Mais je leur ai mis sous les yeux l'exemple du White Star en 1992 : nous étions aussi les sans-grade, et après avoir perdu le premier match 8-0 contre les Anglais, nous n'avons plus jamais mordu la poussière et terminé par une médaille de bronze en battant Kampong Utrecht, une équipe qui nous était dix fois supérieure sur le papier. Bien sûr c'était il y a 15 ans, mais l'histoire peut se répéter. C'est une question d'organisation et de discipline." Si Orlando connaît bien les joueurs d'Amsterdam (qui sont coachés par un ami à lui, Argentin également, Alejandro Verga), il avoue ne pas bien connaître le premier adversaire du tournoi, Club an der Alster.

"C'est le problème de tout premier match de Coupe d'Europe, après j'aurai eu l'occasion de visionner les adversaires. Ce que j'en sais, c'est que c'est une équipe dont la moyenne d'âge est assez élevée, qui privilégie l'expérience. Et ils jouent à l'allemande, c'est-à-dire avec peu de déchet technique, avec une bonne circulation de balle et sachant jouer en profondeur, une excellente organisation aussi. Il faudra bien occuper le terrain et y croire."