Plusieurs bombes ont éclaté durant ce premier tour. La plus grosse est certainement la relégation d’Uccle Sport ; en remontant à plus de 60 ans dans les archives, on ne trouve pas encore de trace d’Uccle (club féminin le plus titré, 21 titres consécutifs entre 1965 et 1985 !) à l’échelon inférieur. Avec quatre internationales A et quelques jeunes prometteuses, ni Quentin Noël (remercié avant la trêve) ni Thomas Van Den Balck n’ont pu trouver les solutions pour maintenir les Uccloises en Honneur.

Même topo au Léopold, mais là les anciennes - Séverine Moxhet, Carole Dembour et Anne Puissant -, superbement aidées par la gardienne Ruth Knops, ont réussi à éviter la chute directe sous la direction d’un Quentin Walravens qui a fait progresser son équipe de façon sensible tout au long de la compétition. Il n’en reste pas moins que le hockey ucclois en est tout retourné.

On passera sur l’aller-retour de l’Old Club de Liège qui n’a pas pu retenir ses internationales reparties dans leur pays à la trêve et qui a présenté alors une équipe affaiblie. Autre bombe, les changements de T1: les Dames ne sont pas habituées à voir leur coach viré. Si Quentin Noël en était à sa première expérience et a préféré se retirer de la direction d’Uccle lorsqu’il a vu que son message passait mal, le licenciement d’Oriol Alcaraz fut une surprise. Le Wellington a joué la continuité en reprenant son adjoint Agustin Corradini comme T1. Autre changement de coach, Adam Commens est parti vers d’autres cieux, abandonnant l’Antwerp à son sort. Là, pas moyen de trouver un coach disponible sur le marché et Sofie Gierts a repris la fonction tout en restant sur le terrain. Dernier changement, celui-ci au Dragons ; Juan Gilardi n’a plus été autorisé par son club, le Racing, à coacher le dimanche. Gilles Petre a repris le flambeau et réussi à qualifier son équipe.

Parlons-en, de ces demi-finalistes. Là se trouve aussi une de ces bombes qui risque de coûter cher au hockey féminin belge. Il y a trois équipes qui planent au-dessus du championnat. Le Wellington, avec ses 8 internationales, la Gantoise avec le reste de l’équipe nationale, et l’Antwerp. Encore que cette équipe a connu deux périodes : celle avec ses Argentines, et celle sans. A la trêve, Luchetti et Maccari se sont fait la belle et sont restées au pays. Avec le départ de Commens, c’est une tout autre équipe qui s’est maintenue à la troisième place du championnat. Derrière ces trois équipes, seuls le Dragons et le Braxgata font de la résistance. La qualité du championnat a augmenté au niveau du top, mais grâce aux renforts de joueuses étrangères et à la concentration des meilleurs joueuses belges dans deux équipes. Place maintenant à l’équipe nationale qui va reporter la suite de la compétition au 21 mai, après le Champions Challenge de Vienne.