Tim De Kaey fête ce jeudi ses 27 ans. Ce n'est certes pas vieux, mais mine de rien cela lui fait déjà onze saisons au compteur dans l'équipe première de l'Héraklès et ce n'est pas la plus réussie, entre autres à cause de son éternel point faible : le genou. "J'ai déjà été opéré deux fois à chaque genou. A chaque fois, c'est mon ménisque qui me lâche. Je peux passer une 5e fois sur le billard, mais cela n'offre aucune garantie que ça ne recommencera pas dans six mois. Aussi je pense qu'il y a 99 pc de chances que je joue la saison prochaine à l'Héraklès 2, qui lutte actuellement en D2 pour la montée. Mais bon, d'ici là, je vais tenter d'éviter les barrages avec l'Héraklès 1. Notre saison est nettement moins bonne que la précédente, et il y a au moins deux raisons à cela. D'abord, nous avons trop compté sur nos renforts (Hayden Shaw et Darran Bisley, NdlR) et pas assez sur nous-mêmes. La seconde est que contrairement à la saison dernière, où nous avions par exemple émergé 3-4 lors de la dernière journée à Uccle, la balle ne roule plus pour nous. Nous pourrions, avec un peu de chance, compter cinq ou six points de plus, et personne ne parlerait alors de crise ou de mauvaise saison. Tout le monde a crié à la catastrophe lorsque nous avons commencé par un 7-1 au Racing, mais regardez où ils sont aujourd'hui ! Cela dit, je ne cache pas que tout le groupe n'était plus derrière Fred Collignon. Je trouve ça dommage, mais quand dans un groupe de 16 joueurs il y en a 5 qui contestent le coach, sa position devient rapidement inconfortable."

Un hobby avant tout

Tim De Kaey n'a pas été épargné par la vie. Depuis quelques semaines, il est orphelin. A quelques années de distance, son père et sa mère sont morts d'une tumeur au cerveau et il se retrouve avec une sœur handicapée, à laquelle il rend visite deux fois par semaine. Pourtant, il en faut encore plus pour faire disparaître son inaltérable bonne humeur. "J'ai un caractère assez bien trempé, mais je dois reconnaître que ce n'est pas facile tous les jours. Heureusement que j'ai mes amis à l'Héraklès pour me soutenir. En été, je joue aussi au tennis (il est B-4/6), j'ai beaucoup d'amis dans le sport et cela me permet de réagir positivement." Mais c'est aussi la raison pour laquelle ce spécialiste des arrêts sur la ligne sur pc n'a jamais été convoqué en équipe nationale. "Le hockey reste un hobby pour moi. Je vois bien ce qui arrive à Jérémy Schuermans : pour pouvoir s'entraîner avec les 'Lions' le mardi matin, il doit travailler jusqu'à 1 h ou 2 h du matin pour compenser. Pas pour moi, merci. Je trouve très important d'avoir du temps libre..."

S'il est plutôt dur sur le terrain et régulièrement abonné aux cartes jaunes - "la plupart d'entre elles sont justifiées, comme celle de dimanche dernier contre Callioni", concède-t-il avec bonne foi - Tim est d'un naturel particulièrement enjoué en dehors. Nul doute qu'il sera très regretté en équipe fanion...

© La Libre Belgique 2008