Que ce soit du côté de l'Old Club ou du Pingouin, tous s'accordaient à dire que le nul qui a scellé ce match de la peur est une mauvaise opération. "Nous avions la volonté de bien faire", souligne le triple buteur liégeois, Klimovitch. "Nous perdons deux points", regrette Michel Van den Boer.

Hier, tant les Brabançons que les Liégeois sont passés à côté de la montre en or et surtout de cette bouffée d'oxygène qui aurait pu les aider à mieux passer l'hiver au chaud.

Si le Pingouin prit le jeu à son compte en début de rencontre, il fallut attendre la 20e minute pour se divertir. Maxime Bertrand prit la balle aux Liégeois, se rua seul vers le but et se fit justice en plaçant la balle au fond du but. Une joie de courte durée vu que l'Old Club attendait ce déclic pour sortir de sa torpeur. Asif en opportuniste, se trouva au bon endroit pour tromper Vanasch qui avait sorti le grand jeu sur pc pour garder ses filets inviolés.

"Nous avons commencé trop relax", analyse Klimovitch qui en vit de toutes les couleurs à la DoDodaine. Lors de la première manche, le spectacle fut pauvre tant le jeu manquait de rythme et de précision. "Nous n'avons pas livré un bon match", reconnaît, lucide, Michel Van den Boer, qui ne s'attendait pas à ce que son groupe soit avant-dernier.

Durant le second acte, le jeu s'anima et les esprits s'échauffèrent, notamment à cause de décisions arbitrales douteuses, à l'image de ce but de Klimovitch accordé, puis annulé, puis... validé. A en perdre son latin. Faute de festival technique, la fin de la rencontre offrit un florilège de buts tantôt insolites comme celui d'O. Jacob à bout portant sur le piquet, tantôt précieux, comme celui du jeune Dallons qui rétablit dans les derniers instants l'égalité.

L'Old Club, pour sa part, pensait avoir réalisé l'essentiel en revenant de 3-1 à 3-4 grâce à trois bijoux de Klimovitch. Les Liégeois, rejoints, hurlaient leur rage et pestaient alors contre les arbitres au coup de sifflet final. Ils se trompaient de cible. Leur ennemi se nommait Vanasch, auteur d'une myriade d'arrêts de grande classe. "Nous avons eu des occasions de tuer le match à 3-1, mais il nous manque un homme d'expérience qui puisse tenir l'église au milieu du village", ajoutait le gardien. Et son coach de conclure : "Il nous manque juste... une victoire."

© La Libre Belgique 2008