Vincent Vanasch pensait prendre la direction de Tokyo cet été, mais il se retrouve à Cologne où il sort d’un week-end de team building avec sa nouvelle équipe de Rot-Weiss. À 32 ans, il sort à nouveau de sa zone de confort pour briller dans le championnat allemand. Les premiers pas l’ont conforté dans la certitude qu’il avait choisi la meilleure option. "En juillet, je m’y suis déjà rendu à trois reprises pour faire connaissance avec mes nouveaux coéquipiers. Nous avons joué au golf, notamment", confie celui qui fréquente les internationaux allemands depuis des années.

"Par le passé, nous étions rivaux, dit le meilleur gardien du monde. Nous nous parlions de temps en temps après un match. Ici, je sens que je rentre dans leur famille. Tout le club m’a super bien accueilli. On pense que les Allemands sont froids, mais c’est une erreur. Ils étaient soucieux de savoir où je mangeais ou quand je dormais afin que je ne me retrouve pas seul. Ils m’ont promis de me faire visiter la ville."

Le team building a accéléré le processus d’intégration. "J’ai reçu le maillot du club. Nous avons suivi de nombreux meetings. Nous avons reçu des cours de karaté en plein air. Nous avons appris à contrôler nos sensations et à libérer les forces en nous", poursuit celui qui avait dégoûté Cologne lors de la dernière finale de l’EHL. "Rühr avait tweeté en décembre dernier qu’il était ravi de me voir dans son équipe en faisant référence à la finale lors de l’édition 2019 de l’EHL, rigolait Vinchou. Ce jour-là, j’avais tout arrêté."

Sous pression

Les infrastructures de Rot-Weiss ressemblent à celles d’un club de DH. "À Cologne, le club dispose de deux terrains avec un très bon et un autre en moins bon état. Le club est réparti entre tennis et hockey comme chez nous. Il ressemble au White Star. Là-bas, tout est propre."

Comme à Oranje Zwart ou au Watducks, Vincent Vanasch débarque dans un club très ambitieux qui est mis sous grande pression. "Tout le monde attend de Cologne qu’il gagne tous ses matchs. Humainement, j’aime ces défis aussi. J’ai beaucoup appris sur moi-même aux Pays-Bas. J’espère pouvoir en dire autant de l’Allemagne", dit encore celui qui ne jouera que des doubles week-ends entre le 5 septembre et la fin octobre puis entre mars et début mai.

En août, il sera concentré à 100 % sur son nouveau club vu que les Red Lions seront en pause. "Avec les Red Lions, nous sortons d’un gros mois de juillet. Nous avons suivi notre dernier entraînement vendredi passé. Comme les joueurs s’entraînent à nouveau dans leur club, Shane McLeod a préféré ne prendre aucun risque. Nous ne sommes plus dans notre bulle protégée. Shane nous a donné rendez-vous en septembre." Thibaut Vinel