ANALYSE

Depuis que Giles Bonnet a repris en main les destinées de l'équipe nationale, après Edimbourg en 2001, les Diables n'ont cessé de progresser. S'ils firent pâle figure à la Coupe du monde 2002 à Kuala Lumpur (14es sur 16), et perdirent la 5e place dans les dernières secondes du match contre la France au championnat d'Europe de Barcelone (2003), ils passèrent ensuite à 14 secondes de la qualification pour les Jeux d'Athènes, à Madrid en 2004. 2005 a marqué une nouvelle étape dans leur progression, puisqu'ils ont terminé médaille de bronze au Champions Challenge à Alexandrie (sorte de division 2 du Champions Trophy, le plus fort tournoi de la planète). Les voici fin prêts pour aborder la nouvelle formule du championnat d'Europe, avec montées et descentes à la clé.

L'équipe belge, ces derniers mois, a mis l'accent sur la création des occasions de but, son talon d'Achille à Madrid. Son penalty corner, déjà performant, s'est encore amélioré au point d'être devenu l'un des meilleurs d'Europe. Le tireur d'élite, «Zoulou» Brulé, est désormais titulaire fixe dans l'équipe. On considère généralement qu'un pc est performant à partir de 33% de réussite. Avec Brulé, le pc belge fonctionne pratiquement à 50%! Autant dire qu'une blessure du Nivellois serait une véritable catastrophe, au point que les observateurs les plus humoristiques ont suggéré de lui adjoindre... un garde du corps.

Tout le jeu belge est d'ailleurs axé sur l'obtention du plus grand nombre possible de pc, mais les Diables ont aussi fait des progrès dans le jeu en un temps et dans les entrées dans le cercle adverse, sur phase arrêtée ou non.

Les points faibles (car il y en aura toujours dans n'importe quelle équipe) ? L'absence d'un véritable buteur, qui se traduit parfois par un sérieux gaspillage dans le cercle adverse, et... le fait que l'équipe soit trop dépendante de son pc. C'est le revers de la médaille...

© Les Sports 2005