Alexander Wurz, l'essayeur de luxe de McLaren

Pilote titulaire de talent ces trois dernières saisons, l'Autrichien Alexander Wurz s'est reconverti en essayeur chez McLaren en espérant ainsi pouvoir intégrer une grande écurie à l'avenir, a-t-il confié à l'AFP sur le circuit de Valence où il procède aux tests de l'écurie anglo-allemande

Alexander Wurz, l'essayeur de luxe de McLaren
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Pilote titulaire de talent ces trois dernières saisons, l'Autrichien Alexander Wurz s'est reconverti en essayeur chez McLaren en espérant ainsi pouvoir intégrer une grande écurie à l'avenir, a-t-il confié à l'AFP sur le circuit de Valence où il procède aux tests de l'écurie anglo-allemande.

"Je crois qu'il y aura une sensation bizarre au début de la saison de Formule 1 quand je verrai que je ne suis pas au départ. Mais, vraiment, je ne regrette pas d'avoir quitté Benetton. Je suis maintenant dans une grande équipe", affirme l'Autrichien, qui aura 27 ans le 15 février.

Le pilote a suivi les traces du Français Olivier Panis, aujourd'hui chez BAR, qui avait lui aussi choisi de quitter l'écurie Prost pour relancer sa carrière. "Quand on est toujours derrière, il faut changer. Les premières saisons chez Benetton ont été formidables mais la dernière a vraiment été trop laborieuse", explique Alexander, qui a participé à 52 Grands Prix avec l'écurie de Flavio Briatore et notamment pris la 8-ème place du Championnat du monde 1998. "McLaren a mis en place un nouveau système de pilotes", poursuit-il."On participe vraiment au développement de la voiture, pas seulement à des essais de complément. Je n'ai jamais autant appris qu'avec McLaren".

Le patron de McLaren, le Britannique Ron Dennis, assure que "si un pilote (ndlr: le Finlandais Mika Hakkinen ou l'Ecossais David Coulthard) ne pouvait tenir sa place, s'il se blessait en faisant du VTT par exemple, Alexander serait le remplaçant logique parce qu'il connaît le mieux la voiture".

Pour le moment, le jeune Autrichien doit toutefois se contenter des essais dans l'habitacle et le baquet de la McLaren, spécialement adapté à son 1,86 m."La voiture semble bien née. Elle va vite et est très conduisible même avec moins d'appuis. Il faut dire que les progrès pneumatiques sont spectaculaires avec la nouvelle concurrence (Bridgestone/Michelin)", affirme le plus jeune vainqueur des 24 Heures du Mans (1996). "Je suis persuadé d'avoir fait le bon choix. Chez McLaren, je vais gagner en performance mais aussi en maturité".

(AFP)