F1 classe biberon

La Formule 1 s’ouvre aux jeunes, aux très jeunes. Un an après le Britannique Jenson Button, 20 ans à peine en 2000, un autre représentant de la «classe biberon», le Finlandais Kimi Raikkonen, 21 ans, effectuera ses grands débuts dans le Championnat du monde dimanche à Melbourne au Grand Prix d’Australie.

F1 classe biberon
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La Formule 1 s’ouvre aux jeunes, aux très jeunes. Un an après le Britannique Jenson Button, 20 ans à peine en 2000, un autre représentant de la «classe biberon», le Finlandais Kimi Raikkonen, 21 ans, effectuera ses grands débuts dans le Championnat du monde dimanche à Melbourne au Grand Prix d’Australie.

Plus besoin de passer par la Formule 3, encore moins par la F3000, discipline se voulant hier passage obligé pour accéder à la F1. Un titre de champion de Grande-Bretagne de Formule Renault a suffi pour propulser ce jeune issu d’une «terre de champions» au firmament de la discipline du sport automobile.

Certes Raikkonen n’a reçu qu’un «passe provisoire». Même s’il a satisfait lors des essais privés à l’examen d’entrée avec le kilométrage requis, le jeune nordique disposera de quatre Grands Prix pour prouver qu’il est bien capable de rouler en peloton, de s’extraire sans problème d’une grille de départ d’une épreuve du Championnat du monde.

A l’aube de la saison 2000, nombreux étaient ceux qui s’étaient élevés contre la promotion fulgurante de Button, propulsé au rang de pilote Williams-BMW au côté de Ralf Schumacher. Même ses pairs affichaient un certain scepticisme quant à l’aptitude d’un jeunot à maîtriser une F1, à supporter les contraintes du pilotage d’une monoplace de 800 chevaux. Qui plus est au sein d’un peloton de «furieux».

Un Espagnol de 19 ans

En moins d’un an, Button avait apporté une réponse cinglante à tous les sceptiques. Oui un jeune sans expérience pouvait fort bien se tirer d’affaire. Mieux même, Jenson Button allait se révéler rapidement comme un espoir, un champion en puissance. Pilote sûr, brillant, le Britannique affichait de plus un charisme qui faisait de lui une «star» à part entière. Pour cette saison, il partagera d’ailleurs la vedette avec Giancarlo Fisichella au sein de l’équipe Benetton-Renault.

A Melbourne, le 4 mars, un pilote encore plus jeune, et pour l’heure encore plus prometteur, va lui aussi faire son entrée dans la «cour des grands», un Espagnol de 19 ans (né le 29 juin 1981), Fernando Alonso, au volant d’une Minardi.

Lui est passé par la F3000. Un titre de champion du monde de karting en 1996, un autre de vice-champion d’Europe en 1998, Formule Nissan la saison suivante, Alonso a éclaté en F3000 en 2000, trustant notamment la «pole» et la victoire en Belgique, à Spa-Francorchamps, un circuit «d’hommes», révélateur de qualités au-dessus de la moyenne. L’an passé, Fernando Alonso était déjà pilote d’essais Minardi. Il avait époustouflé les dirigeants de l’équipe italienne lors d’essais de jeunes espoirs en Espagne à Jerez sur une piste détrempée. Les qualités du «gamin» n’ont pas échappé à Flavio Briatore. L’homme de Benetton-Renault n’a pas hésité à prendre l’Ibère sous sa coupe. Comme il l’avait fait avec Michael Schumacher en 1991 au lendemain d’un premier Grand Prix surprenant du jeune allemand chez Jordan à... Spa-Francorchamps.

Alonso 19 ans, Raikkonen 21 ans, après les 20 printemps de Button, la Formule 1 a pris depuis l’an passé un grand coup de jeune avec l’avènement de la classe biberon.

(AFP)