Montoya en pole, les Ferrari à l'affût

Juan Pablo Montoya compte bien enlever la première victoire de sa carrière à l'occasion du Grand Prix d'Italie. Samedi, Montoya a obtenu sa troisième "pole" de la saison. Mais, s'il se dit satisfait de sa monoplace, il sait que la menace Ferrari est réelle, avec Rubens Barrichello et Michael Schumacher à ses trousses, ces derniers s'étant intercalés entre sa Williams-BMW et celle de Ralf Schumacher.

Montoya en pole, les Ferrari à l'affût
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Le pilote colombien Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) compte bien enlever la première victoire de sa carrière à l'occasion du Grand Prix d'Italie de Formule 1 dimanche sur le circuit de Monza. Samedi, Montoya a obtenu sa troisième "pole" de la saison. Mais, s'il se dit satisfait de sa monoplace, il sait que la menace Ferrari est réelle, avec Rubens Barrichello et Michael Schumacher à ses trousses, ces derniers s'étant intercalés entre sa Williams-BMW et celle de Ralf Schumacher.

Dimanche, le duel aura bien lieu entre les équipes anglo-allemande et italienne. Certes, Montoya s'est montré dominateur en qualifications. Mais la Scuderia n'est pas bien loin.

"Je crois que la course va être dure tant les Ferrari sont rapides. Cela risque d'être intéressant. Je vais devoir essayer de prendre le meilleur départ possible", estimait Montoya, brassard noir au bras gauche en signe de deuil, à la mémoire des victimes des attentats terroristes aux Etats-Unis.

Michael Schumacher aurait pu accrocher cette "pole" sans une faute. "Dans ma troisième tentative, la meilleure, j'ai commis une erreur dans le premier secteur, expliquait le quadruple champion du monde. Cela arrive quand on attaque fort pour tenter de décrocher la pole. Mais je suis optimiste pour la course".

Ralf, le cadet, qui ambitionnait la première place sur la grille, n'a pas été, pour sa part, en réussite. "Ces qualifications n'ont malheureusement pas répondu à mon attente car nous n'avons pas trouvé les bons réglages, a-t-il expliqué. Maintenant la famille Schumacher se retrouve en deuxième ligne au départ. Ce sera certainement assez excitant..."

Intouchables aux essais, Williams-BMW et Ferrari le seront-elles également en course ? Ron Dennis, le patron de McLaren-Mercedes, ne perdait pas espoir de voir ses pilotes se mêler à la lutte. David Coulthard et Mika Hakkinen, ce dernier victime d'une violente sortie de piste samedi après-midi, heureusement sans gravité, ont pourtant terminé assez loin lors des essais, Jarno Trulli (Jordan-Honda) s'intercalant entre Ralf Schumacher et les McLaren.

"Nous n'avons pas trouvé le bon compromis mais, en course, avec le plein, nous serons certainement plus compétitifs", a indiqué Ron Dennis. "Il faut rester positif et travailler dur pour trouver une solution dans l'optique du Grand Prix", a renchéri Hakkinen.

Les tifosi attendent la course avec impatience, dans l'espoir d'assister à un nouveau succès de la Scuderia. "Nous ferons de notre mieux pour nos supporteurs bien qu'il soit difficile de se concentrer sur la course en ce moment", a confié Michael Schumacher samedi.

Le quadruple champion du monde semblait toujours aussi marqué par les événements survenus aux Etats-Unis en début de semaine. Fallait-il courir ? "J'ai évité d'en parler tout le week-end et je préfère continuer", répondait le pilote allemand aux 52 victoires en F1.

Cérémonie du podium allégée, voire peut-être annulée, minute de silence observée le matin lors de la parade des pilotes à la demande du Comité national olympique italien, le Grand Prix d'Italie ne sera décidément pas un Grand Prix comme les autres...