Une dernière avec panache

Michael Schumacher s'impose encore comme une forteresse difficilement prenable avant le départ du Grand Prix du Japon, ultime épreuve du Championnat du monde. Titre acquis ou pas, l'Allemand, toujours insatiable, en veut toujours plus. Ainsi, le pilote de la Scuderia s'était-il adjugé une nouvelle pole.

AFP

Michael Schumacher (Ferrari) s'imposait encore comme une forteresse difficilement prenable avant le départ du Grand Prix du Japon, ultime épreuve du Championnat du monde de Formule 1, dimanche sur le circuit de Suzuka.

Titre acquis ou pas, l'Allemand, toujours insatiable, en veut toujours plus. Ainsi samedi, le pilote de la Scuderia s'était-il adjugé une nouvelle pole lors des qualifications, sa onzième de la saison, la 43e de sa carrière, en dominant les deux Williams-BMW du Colombien Juan Pablo Montoya et de Ralf, le petit frère.

"Samedi, Michael était imbattable, reconnaissait Ralf Schumacher. Mais nous avons une très bonne voiture pour la course et une bonne chance de finir sur le podium".

Montoya partageait cet avis, lui qui, pour sa découverte du tracé de Suzuka avait réalisé l'exploit de s'immiscer entre les deux frères Schumacher. "Je suis d'autant plus satisfait que l'expérience doit beaucoup aider sur ce genre de circuit", indiquait le Colombien.

Meilleure performance de l'an dernier pulvérisée de trois secondes, démonstration de force avec un écart de sept et huit dixièmes sur les monoplaces anglo-allemandes, Michael Schumacher avait su exploiter au mieux une Ferrari dotée de nouveautés aérodynamiques en prévision déjà de la saison prochaine.

Rubens Barrichello, lui, n'y était pas parvenu, n'obtenant seulement que la 4e place, juste devant Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes), Giancarlo Fisichella au volant d'une Benetton équipée d'un moteur Renault de qualification, et David Coulthard, son rival pour la deuxième place du Championnat.

"Comme à Indianapolis, je ne suis pas parvenu à régler le problème de sous-virage, expliquait le Brésilien. Néanmoins, je suis assez confiant pour la course même s'il y a moins d'opportunités de dépassement à Suzuka qu'à Indianapolis".

Contraint de l'emporter, Barrichello devait en effet se défaire des Williams-BMW qui n'avaient pas renoncé à leurs ambitions, à leur désir de terminer la saison par une victoire. Mais fallait-il, là encore, que Montoya et Ralf Schumacher parviennent à déloger le quadruple champion du monde de sa première place.

"Je sais que si je gagnais dimanche je deviendrais le pilote ayant marqué le plus de points, je battrais un autre record de Prost (798,5 pts). Mais si je peux aider Rubens (Barrichello) à terminer deuxième du Championnat alors, ce sera mon rôle de le faire. C'est plus important que les points. Je peux attendre l'année prochaine", prévenait cependant Michael Schumacher.

L'an prochain, Jean Alesi (Jordan-Honda) et Mika Hakkinen, eux, ne seront plus là. Et les deux hommes avaient bien l'intention de finir en beauté. "J'attends beaucoup de cette course. Encore plus que d'habitude, bien sûr", insistait le Français, 11e samedi.

"La course est souvent différente des essais et je suis confiant quant à la capacité de mes ingénieurs à trouver les bons réglages, la bonne tactique, pour être compétitif et envisager mon départ de la F1 positivement", déclarait le double champion du monde finlandais.