Ferrari et Schumacher pour la passe de six

Chaque Grand Prix qui passe est source de record pour Michael Schumacher de plus en plus dominateur dans le Championnat du monde. Cette fin de semaine en Principauté, le Grand Prix de Monaco va même constituer une étape particulière dans la quête d’absolu du pilote allemand. Le GP de Monaco sur notre module F1

AFP
Ferrari et Schumacher pour la passe de six
©EPA

Chaque Grand Prix qui passe est source de record pour Michael Schumacher de plus en plus dominateur dans le Championnat du monde. Cette fin de semaine en Principauté, le Grand Prix de Monaco va même constituer une étape particulière dans la quête d’absolu du pilote allemand. Le voilà en mesure d’égaler Ayrton Senna et ses six victoires sur le tourniquet monégasque, de battre celui de Nigel Mansell (1992), égalé il y a quinze jours à Barcelone, de cinq succès consécutifs en début de saison.

Réussir la «passe de six», tel est l’objectif du sextuple champion du monde. «Non pas pour les statistiques mais pour le plaisir», insiste Michael Schumacher. «Monaco, est une course prestigieuse, c’est un véritable challenge pour un pilote, surtout techniquement. Rien que pour cela, ce serait idéal de l’emporter, renchérit l’Allemand. On veut toujours gagner. C’est encore plus vrai à Monaco, course pour laquelle je suis toujours motivé.»

Victorieux avec Benetton en 1994 et 1995, puis avec Ferrari en 1997, 1999 et 2001, Michael Schumacher a abandonné les lauriers ces deux dernières années à David Coulthard (McLaren-Mercedes) et Juan Pablo Montoya (Williams-BMW). Deux adversaires que l’Allemand ne semble pas craindre cette année.

«Ces dernières semaines Williams a toujours été mieux en qualifications qu’en course, analyse Schumacher. Pour moi, nos rivaux les plus dangereux sont BAR-Honda et Renault.»

McLaren-Mercedes, Coulthard et Kimi Raikkonen ? Le pilote de la Scuderia n’évoque même pas l’écurie anglo-allemande. N’est-elle pas au fond du trou depuis le coup d’envoi de la saison à Melbourne ? Jeudi, le Finlandais a pourtant laissé poindre un progrès. Tandis que BAR-Honda et Renault confirmaient leur statut de «deuxième force» derrière Ferrari.

📷

Le succès va néanmoins passer par les qualifications. Exercice qu’il ne faudra pas rater, sous peine de compliquer sérieusement sa tâche. Voire de perdre ses illusions.

Jenson Button (BAR) a ainsi anéanti ses chances en commettant une faute aux essais à Barcelone. Comme Fernando Alonso (Renault) en Malaisie ou à Bahreïn. «Ce que nous avons réussi jeudi nous permet d’envisager un beau week-end, mais bien se qualifier sera crucial ici. Aucune faute n’est permise», avertit Button. «Nous savons qu’à Monaco les qualifications auront un rôle prépondérant mais c’est aussi un circuit qui traditionnellement nous convient, annonce Bob Bell, responsable châssis de Renault. La R24 devrait y être très performante. D’autant plus qu’elle dispose d’une bonne configuration à forts appuis.»

Oubliés de Michael Schumacher, les pilotes Williams-BMW, quant à eux, ne manifestent pas de grands espoirs. Surtout Ralf, le frère cadet, après une première journée calamiteuse, un moteur changé et une pénalité de dix places sur la grille de départ. En 2003 pourtant, Monaco avait été le tournant de la saison pour Williams, le point de départ du retour qui avait failli mené Montoya au titre. «Aujourd’hui il faudrait un petit miracle. Que les autres équipes se loupent...», reconnaît l’Allemand de Williams. Se louper, ce n’est pas dans les habitudes de la Scuderia. Et battre Michael Schumacher à Monaco relève de l’exploit... qui semble réservé à un petit cercle très restreint de pilotes, ceux de BAR-Honda et de Renault.

Button, Jarno Trulli et Alonso paraissent les mieux placés. Mais Takuma Sato (BAR) et... Rubens Barrichello (Ferrari) sont bien décidés à jouer eux aussi leur va-tout. Le sextuple champion du monde attend ses adversaires de pied ferme. Surtout si la pluie venait à compliquer un peu plus la vie des pilotes cette fin de semaine en Principauté.

LIENS PUBLICITAIRES

"Ascenseurs - Nouvelles exigences de sécurité de l'A.R. du 09/03/2003"

Pour faire un peu de sport certaines personnes empruntent l’escalier plutôt que l’ascenseur. C’est bien ! Il n’empêche, nous passons chaque année, plusieurs heures dans les ascenseurs et trouvons normal que les 75.000 appareils du parc belge nous conduisent, en toute sécurité, aux étages voulus.

lalibre.be ne peut être tenue responsable du contenu de ces liens.