La passe de sept pour Schumi

Michael Schumacher (Ferrari) peut croire un peu plus à son septième titre mondial après sa victoire, dimanche lors du Grand Prix du Canada, huitième épreuve du Championnat du monde qui a été marquée par les disqualifications en fin de journée des Williams et des Toyota. Vainqueur en définitive devant son coéquipier de la Scuderia, Rubens Barrichello, l’Allemand est devenu le premier pilote à s’imposer à sept reprises sur le même tracé dans l’Ile Notre-Dame.

Daniel Striani
La passe de sept pour Schumi
©AP

Stratégie d'essence différente ou non, gommes Michelin plus performantes ou non sur un tour sec de qualification, il n'en reste pas moins que Ralf Schumacher n'était pas peu fier de lancer depuis la pole une Williams qui n'avait plus été à pareille fête depuis le GP d'Allemagne de l'an dernier et la pole signée à l'époque par Montoya. Et le puîné des Schumacher allait négocier à la perfection son départ, tout comme Button qui demeurait dans son sillage dès après une première chicane qui voyait les monoplaces de Klien, de Massa, de Coulthard et de Webber s'emmêler les pinceaux de concert. Trulli, 3e sur la grille, ne pouvait, lui, même pas rallier cette première chicane, sa transmission rendant rapidement l'âme. Au terme du 1er tour, Ralf Schumacher transitait devant Button, Alonso, Montoya, Michael Schumacher, Raikkonen, Barrichello et Da Matta. A l'exception du dépassement qu'allait accomplir Barrichello aux dépens de Raikkonen au 6e tour dans la ligne droite du casino, ce classement ne subissait pas de chamboulement avant la salve des premiers ravitaillements, ceux-ci s'étalant du 12e au 18e tour, Michael Schumacher ayant été le dernier à rentrer aux stands, ce qui lui permit d'enchaîner quelques tours plus rapides que lorsqu'il pointait dans le sillage de Montoya. Alonso, pour sa part, allait maudire sa première incursion aux stands en raison d'un problème survenu à l'embout d'essence. Au sortir du 21e tour, Ralf Schumacher menait toujours le bal devant Button, son frère Michael, Montoya, Barrichello, Alonso et Fisichella. Sur ce circuit éprouvant pour les freins, le deuxième exercice des ravitaillements débuta dès le 30e tour pour les adversaires des Ferrari. Montoya (30e tour), Button (31e tour) et Ralf Schumacher (32e tour) se relayèrent ainsi dans la voie des stands, contrairement aux deux ferraristes et, dans une moindre mesure à Alonso. Du coup, Ralf Schumacher allait se retrouver derrière son aîné et Barrichello, Alonso étant 4e devant Button, Montoya, Raikkonen et Da Matta.

En clair, là où Williams-BMW et BAR-Honda avaient misé sur trois arrêts aux stands (Ralf Schumacher, Button et Montoya allaient s'y représenter aux 47e et 48e tours), la Scuderia, elle, avait joué la carte - gagnante - des deux pit stop (au 44e tour pour Barrichello et au 46e pour le sextuple champion du monde). Entre- temps, au 44e tour, Alonso avait vu son moteur Renault perdre la voix. L'évolution moteur apportée à Montréal sur le V 10 de la RS 24 n'a pas été bénéfique pour la marque au losange qui, pour la première fois de la saison, ne plaçait aucune monoplace à l'arrivée.

Si Barrichello, coupable d'une escapade dans l'herbe, ne contenait pas Ralf Schumacher pour la 2e place, Michael Schumacher, de son côté, n'allait plus être menacé, filant non seulement vers son 7e succès de la saison (le 77e de sa carrière) mais aussi le 7e sur le circuit Gilles Villeneuve: un record de plus!

Pour les Williams BMW, en net regain de forme au Canada, le couperet tomba quatre heures après l'arrivée. Disqualifiées, tout comme d'ailleurs les Toyota de Panis et da Matta, pour des écopes de freins non conformes, Ralf Schumacher (2e) et Juan Pablo Montoya (5e) permettaient à Ferrari de réaliser le doublé et à leurs plus proches adversaires de récolter des points inespérés... sur tapis vert.

© Les Sports 2004





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