«Une seconde dans la vue en qualif, c'était bien étrange»

D. St.

D'accord, que les pneus Michelin se soient montrés plus compétitifs sur un tour de qualif et sur une piste avoisinant les 46° que les Bridgestone n'a, fondamentalement, rien de surprenant. Mais que Michael Schumacher et sa Ferrari F 2004, sans rencontrer d'anicroche, pointent à plus d'une seconde de la pole avait, samedi, quelque chose d'étonnant. «Je suis vraiment curieux de voir quelles seront les stratégies des Williams-BMW et des BAR-Honda en course», avait prévenu le sextuple champion du monde à l'issue de la séance de qualification.

Vingt-quatre heures plus tard, sa soif de curiosité était largement étanchée. Ce que chacun pensait s'est avéré, à savoir que l'essence embarquée en qualification par les pilotes Williams-BMW et BAR-Honda était nettement moindre que celle des pilotes de la Scuderia. Deux arrêts aux stands contre trois à ses rivaux et voilà comment Michael Schumacher redresse une situation a priori défavorable. Mais le mirage des essais allait définitivement s'évanouir, quatre heures après l'arrivée de ce Grand Prix.Ralf Schumacher et Juan Pablo Montoya, respectivement deuxième et cinquième de la course, et Cristiano da Matta et Olivier Panis (Toyota), huitième et dixième, furent disqualifiés, leurs monutres ayant été reconnues non conformes.

Button récupère le podium

Les écopes de freins des quatre voitures ne répondaient pas aux dimensions réglementaires. «C'est une faute. Il n'y avait aucune intention de tricher. Nous acceptons la décision de la FIA, déclara laconiquement Sam Michael, directeur technique de Williams-BMW, pour qui ce nouveau coup dur, tombait très mal.

Après avoir entendu les représentants des équipes et une longue délibération, les commissaires communiquaient leur jugement. Ces disqualifications permettaient à Ferrari de réaliser le doublé, Rubens Barrichello récupérant la deuxième place, tandis que Jenson Button (BAR-Honda) obtenait un nouveau podium avec la troisième place.

Elles bénéficiaient aussi aux McLaren-Mercedes, de Kimi Raikkonen (5e) et David Coulthard (6e), à Giancarlo Fisichella (Sauber) (4e) et aux Jordan de Timo Glock (7e) et Nick Heidfeld (8e), qui marquaient ainsi de précieux points.

Après ce verdict qui, vu le décalage horaire, tomba très tard dans la nuit, les responsables de la FIA ont expliqué que les écuries mises en cause avaient une heure pour faire appel. Si tel devait être le cas, les résultats resteraient ceux annoncés à la fin de la course jusqu'à la tenue d'une audience et l'examen de l'appel éventuel.

© Les Sports 2004





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