Chapeau Takuma Sato!

Alors que son équipier Jenson Button a enregistré son premier abandon de la saison suite à un problème de boîte de vitesses, Takuma Sato est monté sur son premier podium à Indianapolis. Le premier d'un pilote japonais depuis Aguri Suzuki au GP du Japon 1990: «Un sentiment incroyable, je suis très fier», souriait-il, lui qui est tombé amoureux du sport automobile à 20 ans en allant voir une course à Suzuka avec ses parents. «Je remercie l'équipe BAR pour sa confiance et ses encouragements, et surtout Honda.»

Chapeau Takuma Sato!
©EPA
Olivier de Wilde

Alors que son équipier Jenson Button a enregistré son premier abandon de la saison suite à un problème de boîte de vitesses, Takuma Sato est monté sur son premier podium à Indianapolis. Le premier d'un pilote japonais depuis Aguri Suzuki au GP du Japon 1990: «Un sentiment incroyable, je suis très fier», souriait-il, lui qui est tombé amoureux du sport automobile à 20 ans en allant voir une course à Suzuka avec ses parents. «Je remercie l'équipe BAR pour sa confiance et ses encouragements, et surtout Honda.»

Un motoriste nippon qui ramena quelques chevaux à l'écurie pour assurer la fiabilité d'un V 10 ayant déjà trahi son kamikaze à quatre reprises, cette saison. Et le résultat est là. Sans une erreur tactique au moment de la sortie de la seconde safety car (sans s'arrêter au stand, le Japonais, obligé de zigzaguer sur la piste pour éviter les débris de la Williams de Ralf Schumacher, resta tout de même derrière la Ferrari de Schumi en profitant, lui, pour effectuer son premier pitstop), Sato aurait même pu devenir aux Etats-Unis le premier Nippon à remporter un Grand Prix de Formule 1.

Après la relance de la course, on le vit très incisif, surtout dans la partie intérieure et lente du circuit, derrière le leader Schumi. Et après son 1er ravitaillement, décalé par rapport au gros du peloton, il se retrouva bloqué dans le trafic où il perdit de nombreuses secondes à redépasser tout le monde.

Pas de cadeaux de «Schumi»

En échouant à 22 secondes du vainqueur, le second pilote BAR-Honda, aussi rapide sinon plus vite que les Ferrari en fin de course, pouvait se dire qu'il était peut-être passé à côté d'un plus grand exploit.

«Mon deuxième train de pneus n'était pas très bon», racontera par la suite Schumacher pour expliquer comment son équipier lui reprit 13 secondes en dix tours. «A ce moment, j'étais plus lourd que Rubens ayant embarqué plus d'essence lors de son premier ravitaillement et en fin de course, il avait des pneus plus frais que moi.»

Néanmoins, même si ce fut chaud à un moment entre les deux Ferrari boys, le n°1 conserva l'avantage. «Je l'ai attaqué mais Michael m'a fermé la porte de manière correcte», avouait un Brésilien racontant ensuite comment il avait perdu l'avantage en début de course après la première neutralisation. «Ma pression de pneus était trop basse. J'ai patiné au moment de réaccélérer et mon équipier en a profité pour me doubler à l'aspiration. A cet endroit et à cette vitesse, je ne pouvais tout de même pas lui fermer la porte.»

Un dépassement à nouveau limite puisqu'intervenu quelques mètres après le brickyard symbolisant la ligne de départ. Cette fois, Schumi n'a fait de cadeau à personne à Indy. Même pas à son fidèle lieutenant...

© Les Sports 2004

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