Schumacher sous la pluie britannique

Pas un des 500000 fans présents, mardi, dans les rues de Londres pour une démonstration de huit F 1 faisant rêver certains d'un GP dans la capitale anglaise, n'avait sorti son parapluie, hier, pour assister, de loin, aux derniers préparatifs en vue du GP de dimanche.

OLIVIER DE WILDE
Schumacher sous la pluie britannique
©AP

Pas un des 500000 fans présents, mardi, dans les rues de Londres pour une démonstration de huit F 1 faisant rêver certains d'un GP dans la capitale anglaise, n'avait sorti son parapluie, hier, pour assister, de loin, aux derniers préparatifs en vue du GP de dimanche.

Et si Jenson Button et David Coulthard ont tenté de rameuter les foules et de donner espoir à leurs supporters en évoquant leurs chances de succès, ici à Silverstone, ils ne les ont par contre certainement pas incités à venir se mouiller dès aujourd'hui, vu que les différents concurrents rouleront probablement un minimum.

«Avec tous les tests déjà effectués sur ce circuit, je pense nous ne tournerons pas beaucoup vendredi.» Autrement dit, ladies and gentlemen, restez chez vous, bien au chaud.

En mal de copies après avoir déjà encensé depuis le début de la semaine le jeune héros Button et imaginé David Coulthard chez Williams, Toyota ou Jaguar («Je roulerais encore en GP et dans un Top team,» a indiqué l'Ecossais qui, si on le prend littéralement, a donc confirmé être aussi proche que Mark Webber d'un accord avec Williams), les media britanniques ont donc tenté de déstabiliser quelque peu Michael Schumacher en lui posant quelques questions impertinentes.

Ou du moins de trouver les raisons pour lesquelles le pilote Ferrari pourrait ne pas gagner sa dixième course lors de ce 11e Grand Prix de la saison.

Sur les terres de Button

Mais l'Allemand a décidément réponse à tout...

Michael n'auriez-vous pas préféré dépasser Alonso sur la piste dimanche dernier?

«Cela m'importe peu. Seule la victoire compte. Fernando avait la même vitesse que moi et il aurait été très difficile de le doubler à la régulière. Rubens a certes réussi à passer Trulli, mais l'Italien lui a fait un beau cadeau.»

Silverstone vous a rarement porté chance. Il y a eu votre déclassement avec Benetton, votre fracture de la jambe chez Ferrari en 1999.

«Je ne me souviens que des bons moments. De mes deux victoires en 1998 et 2002.»

La foule sera tout acquise à la cause de Jenson Button. Le fait de jouer sur son terrain confère-t-il un avantage comme en football?

«Non, car en F 1 nous avons un moteur très bruyant dans notre dos et un casque sur la tête. On n'entend pas les réactions du public. Et on regarde devant soi.»

Que pensez-vous de la concurrence? «Je pensais qu'elle serait plus à la hauteur cette année. C'est une surprise que nos adversaires n'aient pas réussi à combler leur retard.»

© Les Sports 2004