L'heure de Jungle Boy?

Evincé de chez Jaguar l'an dernier juste avant ce GP d'Allemagne, après 9 GP sans le moindre point et une comparaison difficile avec Mark Webber, le Brésilien Antonio Pizzonia (23 ans) reçoit, ce week-end, une 2e chance de prouver qu'il mérite sa place de titulaire en F 1.

L'heure de Jungle Boy?
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O.d.W.

Evincé de chez Jaguar l'an dernier juste avant ce GP d'Allemagne, après 9 GP sans le moindre point et une comparaison difficile avec Mark Webber, le Brésilien Antonio Pizzonia (23 ans) reçoit, ce week-end, une 2e chance de prouver qu'il mérite sa place de titulaire en F 1. Les prestations de Marc Gené n'ayant pas été jugées suffisantes lors des deux dernières courses, Frank Williams a décidé de tester son second pilote d'essai dans le baquet laissé vacant par Ralf Schumacher, toujours convalescent (selon le professeur Sid Watkins, le médecin de la FIA, il serait prématuré et suicidaire de la part de l'Allemand de revenir dès la Hongrie, son cerveau n'étant pas prêt, après un choc de 78G, à endurer les vibrations provoquées par le pilotage d'une monoplace) mais dont la visite est annoncée ce week-end.

Celui que l'on surnomme J ungle Boy a le double avantage de connaître la FW 26 et de ne pas coûter un euro. Revanchard, le Sud-Américain a déjà démontré ses ambitions en signant le meilleur chrono des derniers essais de Jerez, juste devant la Ferrari de Schumi. Ce 2e choix (il peut remercier Jaguar d'avoir refusé de libérer Mark Webber dès cette année) sera-t-il le bon ? Antonio sait qu'une perf' ce week-end pourrait lui rouvrir les portes des Grands Prix pour 2005 et peut-être le faire avancer de quelques cases sur la longue liste de noms encore dans les mains des dirigeants de Williams et BMW. Mais aussi qu'un échec le condamnerait sans doute définitivement à un travail de l'ombre.

Alors résistera-t-il à cette pression ? Vainqueur ici l'an dernier (le dernier succès d'une Williams), Juan-Pablo Montoya se dit prêt à l'aider. Mais certainement pas au point de se laisser battre. Le Colombien servira en tout cas de baromètre pour juger le niveau réel de Pizzonia. Mais à moins d'un sabotage l'an dernier, on doute que cet ex-champion d'Angleterre de F 3 (il ne fut jamais en mesure de briguer le titre en F 3000) constitue la révélation du chaudron d'Hockenheim où, par 31 degrés hier, les milliers de campeurs supporters de Schumacher étaient déjà aussi rouges que leurs tee-shirts. Et pas seulement à cause du soleil...

© Les Sports 2004