Les transferts ont bien commencé !

Interdiction des essais privés, reprise des courses à la mi-août en Hongrie, le Grand Prix d’Allemagne, douzième épreuve du Championnat du monde, devait marquer une pause, le début de courtes vacances pour la Formule 1, dimanche soir à Hockenheim

AFP

Interdiction des essais privés, reprise des courses à la mi-août en Hongrie, le Grand Prix d’Allemagne, douzième épreuve du Championnat du monde, devait marquer une pause, le début de courtes vacances pour la Formule 1, dimanche soir à Hockenheim.

Si le vacarme des monoplaces s’est effectivement interrompu, il a été remplacé par le bruit des transferts avec les annonces mardi du remplacement de Jarno Trulli par Giancarlo Fisichella chez Renault, et mercredi de l’arrivée de Mark Webber chez Williams-BMW.

Comme chaque année, la saison à venir commence avant même que la présente ne soit terminée.

Il y a plusieurs mois déjà, McLaren-Mercedes avait lancé les hostilités en dévoilant que le Colombien Juan Pablo Montoya avait signé pour devenir le coéquipier du Finlandais Kimi Raikkonen en 2005. Puis Toyota avait suivi, officialisant la venue de Ralf Schumacher.

Pour remplacer ses deux pilotes partants, Frank Williams aurait bien aimé associer l’Australien Webber à l’Italien Fisichella. Si le patron de l’écurie éponyme est parvenu à attirer le premier, le second a choisi de revenir vers Renault.

«Un retour vers le futur, indique Fisichella. En signant chez Renault, j’ai fait en premier lieu un choix technique, mais aussi un choix de coeur. Je ne me suis pas laissé influencer par des propositions salariales mirobolantes ou par des appels d’autres équipes huppées qui m’ont également contacté. J’ai choisi l’écurie qui me permettra de lutter pour le Championnat du monde. Flavio Briatore me relance dans ce qui va être la saison la plus importante pour son équipe. Je ne le décevrai pas».

Avec Webber, Williams a mis en place la première pièce d’un puzzle qu’il lui faut reconstituer. Une pièce maîtresse pour le patron de l’écurie anglo-allemande, «l’aboutissement d’un intérêt mutuel de longue date». «Il est évident que Mark Webber est un pilote talentueux, déclare Sir Franck. Sa ténacité, sa détermination et sa motivation sont autant de qualités que l’on aime chez Williams».

«L’accord passé aujourd’hui avec Williams est le pas le plus significatif dans ma carrière et je nourris de grandes attentes quant à ce que nous allons faire ensemble», répond Webber.

Si Ferrari (Michael Schumacher, Rubens Barrichello), McLaren-Mercedes (Kimi Raikkonen, Juan Pablo Montoya), Renault (Fernando Alonso, Giancarlo Fisichella) et BAR-Honda (Jenson Button, Takuma Sato) affichent aujourd’hui complet pour 2005, Williams-BMW est la seule «top team» à proposer encore un baquet libre... fortement convoité.

Frank Williams dispose en effet d’un longue liste. Antonio Pizzonia, pilote-essayeur maison, Nick Heidfeld (Jordan-Ford), Christian Klien (Jaguar-Cosworth), d’anciens champions du monde retirés de la F1 comme le Canadien Jacques Villeneuve et peut-être même Mika Hakkinen, voire Jarno Trulli.

Pour Trulli, il semble cependant que la présence de Mike Gascoyne au poste de directeur technique de Toyota assure à l’Italien un volant au côté de Ralf Schumacher dans l’écurie nippone. Reste l’énigme Frank Montagny, le Français pilote-essayeur Renault. Le constructeur français semble partagé. D’un côté, les responsables aimeraient placer leur poulain. Jordan, Jaguar ? «C’est très cher chez Jaguar», notait cependant dimanche le président de Renault Sport, Patrick Faure.

Mais, dans l’objectif que la marque au losange s’est fixée, «jouer le titre mondial», un départ de Montagny, réputé pour son excellent travail d’essayeur, pourrait nuire au niveau du développement. Les grandes manoeuvres de la F1 ne sont donc pas encore terminées.

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