Webber, lui, connaît son avenir

Mark Webber coule des instants emplis de quiétude. L'Australien, au contraire du pilote britannique de la BAR Jenson Button, est d'ores et déjà assuré d'un des deux baquets de l'écurie Williams pour la saison prochaine. Tantôt cité chez Toyota, tantôt chez McLaren, quand ce n'était pas chez Renault, où son manager, qui n'est autre que Flavio Briatore, semblait détenir les clés de la porte d'entrée, Webber s'est donc lié à Frank Williams.

Webber, lui, connaît son avenir
©EPA
DANIEL STRIANI

Mark Webber coule des instants emplis de quiétude. L'Australien, au contraire du pilote britannique de la BAR Jenson Button, est d'ores et déjà assuré d'un des deux baquets de l'écurie Williams pour la saison prochaine. Tantôt cité chez Toyota, tantôt chez McLaren, quand ce n'était pas chez Renault, où son manager, qui n'est autre que Flavio Briatore, semblait détenir les clés de la porte d'entrée, Webber s'est donc lié à Frank Williams, qui a toujours eu un faible pour les pilotes australiens.

Cinquième à l'issue de son tout premier GP en 2002 à Melbourne au volant de la modeste Minardi, Webber n'a, depuis, jamais lâché le morceau. Passé chez Jaguar l'an dernier, il termina dixième du précédent championnat du monde et cette année encore, avec une monoplace médiocre et un moteur qui accuse un handicap en puissance, il est encore parvenu à engranger sept unités avec six courses encore à venir. Sous son mètre quatre-vingt-quatre, Mark Webber salive déjà d'envie de prendre le relais de Ralf Schumacher et de Juan Pablo Montoya. «C'est la preuve que j'ai bien travaillé depuis mon intronisation en F 1. Mon engagement a toujours été à la hauteur de ce qu'on attendait de moi.»

Quant à savoir s'il se voit, un jour, égaler Jack Brabham et Alan Jones, les deux kangourous qui ont goûté par le passé aux joies du sacre mondial, Mark Webber ne fuit pas ses responsabilités futures. «Je ne pense pas que Frank Williams et Patrick Head m'ont enrôlé pour faire de la figuration. Quand on pilote une Williams, il faut avoir des ambitions... mondiales. Les miennes ne seront pas différentes. Pour revenir à Jones et à Brabham, je dois dire que je connais le premier nommé de manière plutôt superficielle. Le second, en revanche, m'est beaucoup plus proche. Quand Jack est sur un GP, il suffit qu'il me jette un regard pour que je comprenne si c'est un compliment ou un reproche.»

Puis, se regardant face au miroir, il détaille ses aptitudes. «Je suis assez froid quand il s'agit de réaliser un tour de qualification. C'est ce qui m'a souvent permis de faire de bons chronos le samedi après-midi. En course, mon rythme de croisière est bon, mais il va falloir lui donner un coup de fouet supplémentaire la saison prochaine.»

Vivant à Buckingham, à deux pas d'Oxford, Mark Webber ne sera donc pas bien loin de Grove, où est basé le site de l'écurie Williams.

Amateur de lecture, Mark Webber n'est donc plus reconnu par ses pairs, aujourd'hui, comme étant le pilote qui s'envola littéralement à 300 km/h avec sa Mercedes CLR, mais sans conséquence heureusement, sur l'interminable ligne droite des Hunaudières lors des 24 Heures du Mans en 1999. Il est désormais estimé à sa juste valeur. «Et je ferai tout pour renvoyer encore l'ascenseur à Jaguar en cette fin de saison, à commencer par ce week-end en Hongrie. Williams, ce n'est jamais que l'an prochain.»

© Les Sports 2004

Sur le même sujet