Alonso qui rit, Trulli qui pleure

D. St.

BUDAPEST Vainqueur l'an dernier de ce qui est toujours son seul succès en F 1, Fernando Alonso a dû, hier, se contenter de la troisième marche du podium. 5e sur la grille, le pilote espagnol fit jaillir sa Renault R 24 en troisième position à la sortie du premier virage. «Mon départ fut réellement parfait et il l'aurait été davantage si je n'avais pas été bloqué par Sato. Sans quoi, j'aurais également fait la nique à Barrichello. Et sur ce circuit où les dépassements sont rares, je n'aurais pas été inquiété outre mesure, je crois, s'il s'était agi de défendre une 2 e place.»

Mais si tel ne fut pas le cas, c'est sans doute aussi parce que les pneus Michelin n'affichaient pas, ce week-end en Hongrie, un très haut degré de compétitivité. «Il y a un peu de cela aussi, admettait l'Espagnol. De toute façon, dès les premières séances libres de vendredi, j'avais compris que nous n'allions pas pouvoir rivaliser franchement avec les Ferrari, surtout celle de Schumacher.»

Après l'abandon de Trulli, Alonso s'est quelque peu inquiété. «J'ai demandé ce qui lui était arrivé et quand on m'a appris qu'il s'agissait d'une panne moteur, je n'étais plus vraiment à mon aise. Heureusement que tout se déroula sans pépin pour moi.»

Jarno Trulli, en revanche, les accumule dans cette seconde moitié de la saison. Après s'être fait souffler la 3e place au dernier virage du GP de France par Barrichello, après sa spectaculaire sortie de piste à Silver- stone, et après son anonyme 11e place à Hockenheim, le pilote italien n'a donc pas rallié l'arrivée en ordre utile hier à l'Hungaroring. Depuis que l'on sait qu'il ne fera plus partie de la maison des Jaune et Bleu l'an prochain, Jarno n'a plus la cote. «C'est une malheureuse coïncidence, mais c'est frustrant, je ne vous le cache pas, explique l'intéressé. Je suivais Button sans ciller lorsque j'ai commencé à perdre plusieurs secondes par tour. C'est assez inexplicable à ce stade-ci de l'analyse. Il ne faut pas perdre de vue que nous devons veiller à défendre notre deuxième place au championnat constructeurs, car BAR n'est qu'à huit points.»

Ce n'est pas Flavio Briatore qui le démentira...

derrière, inévitablement, les deux Ferrari. (AP)

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