McLaren est armé jusqu'aux dents

Ron Dennis, le patron de McLaren-Mercedes, a bien renforcé son écurie pour s'attaquer à Ferrari. Raikkonen et Montoya doivent suivre le mouvement.

PHILIPPE JANSSENS

ENTRETIEN

À MELBOURNE

Ron Dennis, comment appréhendez-vous ce premier Grand Prix?

Nos essais hivernaux ont été bons. Il semble que nous possédions un léger avantage sur le reste du peloton. Il faudra voir si cela se traduit ce week-end.

Mais sera-ce suffisant pour battre Ferrari et Michael Schumacher?

Si je connaissais la réponse, je serais heureux de vous la donner! Ferrari constitue une grande inconnue pour cette première course. Mais les connaissant, ils seront présents à leur meilleur niveau. Ceci dit, quel qu'il soit, le résultat de ce premier Grand Prix ne sera pas représentatif de la saison, il récompensera simplement l'équipe qui a le mieux travaillé durant l'hiver... Mais il faudra attendre quelques courses pour voir apparaître toutes les évolutions sur les voitures de pointe...

Avec Kimi Raikkonen et Juan Pablo Montoya, vous avez rassemblé un duo de pilotes impressionnant...

Notre objectif est de placer l'écurie dans la meilleure position pour gagner. Dans ce contexte, nous avons voulu obtenir les meilleurs pilotes possible. Je crois que nous avons réussi et que nous possédons aujourd'hui l'un des duos les plus costauds de toute l'histoire de la Formule 1.

Justement, n'est-ce pas également prendre un grand risque en associant deux leaders potentiels?

Nous avons été très clairs à cet égard avec eux. L'équipe n'a pas de temps, ni d'énergie à dépenser dans des frictions entre pilotes. Nous attendons d'eux qu'ils fassent le meilleur boulot avec le matériel que nous leur donnons et que l'ensemble ne travaille que dans un seul sens: celui du progrès et des performances de l'écurie.

L'intégration de Montoya dans l'équipe a-t-elle été facile?

Plus facile encore que je ne l'aurais cru. Son adaptation à la voiture a été très rapide également. Je crois qu'il sera prêt pour ce GP et qu'il faudra compter avec lui dimanche.

© Les Sports 2005