«Il n'y a pas que du négatif...»

Quarante-troisième tour de ce Grand Prix d'Australie: Michael Schumacher, parti depuis la dernière ligne sur la grille de départ, venait d'effectuer son deu- xième ravitaillement et reprenait la piste en... huitième position lorsque sa Ferrari F 2004M se fit percuter par la Williams-BMW de son compatriote Nick Heidfeld. Tandis que ce dernier restait ensablé dans le bac à graviers, le septuple champion du monde repartait avec l'aide des commissaires, avant de rentrer aux stands et d'abandonner.

Ph. J.

Quarante-troisième tour de ce Grand Prix d'Australie: Michael Schumacher, parti depuis la dernière ligne sur la grille de départ, venait d'effectuer son deu- xième ravitaillement et reprenait la piste en... huitième position lorsque sa Ferrari F 2004M se fit percuter par la Williams-BMW de son compatriote Nick Heidfeld. Tandis que ce dernier restait ensablé dans le bac à graviers, le septuple champion du monde repartait avec l'aide des commissaires, avant de rentrer aux stands et d'abandonner. Pour Schumi, il s'agissait du point final d'un week-end infernal.

«L'un dans l'autre, tout ne fut pas négatif pour nous durant ce Grand Prix , expliquait-il. Nous avons été compétitifs malgré le fait que nous roulions avec la voiture de l'année dernière. Nous avions un excellent rythme en course et je suis certain que j'aurais pu passer Klien et prendre les deux points de la septième place, ce qui est encourageant pour la suite du championnat. Quant à l'incident avec Heidfeld, je dirais que dans ce genre de cas, chacun possède sa vérité. Après avoir revu les images, je ne peux pas lui en vouloir d'avoir essayé de me passer. Il était dans l'herbe et ne pouvait donc plus contrôler sa voiture. En repartant, j'ai senti que la voiture était endommagée et il ne servait donc à rien de poursuivre...»

«Elle réagissait comme un kart»

D'autant que cet abandon lui permettait de changer de moteur en vue du prochain Grand Prix de Malaisie, sans encourir de pénalités.

Optimisme plus compréhensible dans le chef de Rubens Barrichello, deuxième d'une course menée tambour battant. «J'ai réussi un excellent départ», racontait le Brésilien qui enchaîna les deux premiers virages à la vitesse de l'éclair. «C'est ce qui m'a permis de passer Villeneuve, car sans cela, je crois que j'aurais également perdu beaucoup de temps. Mais après une bonne quinzaine de tours, mes freins arrière ont commencé à se bloquer. Ma Ferrari réagissait comme un kart. Sur les derniers tours, j'ai refait une partie de mon retard sur Fisichella parce qu'Alonso poussait fort derrière moi. Mais je savais que je ne pourrais pas lutter pour la victoire car il y a une différence entre rattraper quelqu'un et le dépasser, et puis je devais songer à préserver mon moteur en vue de la Malaisie et des fortes températures qui nous attendent là-bas...»

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