Ferrari un pneu désolant

Barrichello 12e, Schumacher 13e, à plus d'une seconde et demie au tour, Ferrari n'avait plus signé un aussi mauvais résultat d'ensemble lors des qualifications d'un Grand Prix depuis le GP d'Angleterre 1993 à l'époque d'Alesi et de Berger. Et en course, la situation ne s'arrangea guère, Barrichello renonçant avec des gommes arrière à l'agonie à 15 tours de l'arrivée, tandis que Michael Schumacher, coincé entre les deux Red Bull et mis sous pression par Klien, dut se contenter des deux petits points -ses premiers cette saison- de la 7e place, à près d'un tour du vainqueur.

O. d.W.

Barrichello 12e, Schumacher 13e, à plus d'une seconde et demie au tour, Ferrari n'avait plus signé un aussi mauvais résultat d'ensemble lors des qualifications d'un Grand Prix depuis le GP d'Angleterre 1993 à l'époque d'Alesi et de Berger. Et en course, la situation ne s'arrangea guère, Barrichello renonçant avec des gommes arrière à l'agonie à 15 tours de l'arrivée, tandis que Michael Schumacher, coincé entre les deux Red Bull et mis sous pression par Klien, dut se contenter des deux petits points -ses premiers cette saison- de la 7e place, à près d'un tour du vainqueur. Un vrai cauchemar pour le septuple champion du monde nous rappelant le catastrophique été 2003 où l'on se souvient avoir vu à Budapest Fernando Alonso (déjà lui) prendre un tour à une F 2003 à la ramasse avec des gommes résistant mal à la chaleur. Et ce week-end, avec une piste surchauffée à plus de 50 degrés, Bridgestone a de nouveau sué. Mais pas question de tirer sur un partenaire grâce auquel la Scuderia a déjà glané pas mal de titres et de victoires: «Ce résultat n'a rien de réjouissant», admettait le Baron rouge, totalement impuissant face à la concurrence. «J'ai pourtant l'impression d'avoir fait le maximum même si je suis parti relativement prudemment afin de pouvoir mieux finir. La conclusion est assez simple: nous ne sommes pas à la hauteur de nos rivaux. Dans aucun domaine. Je suis franchement impatient de découvrir la nouvelle F 2005 la semaine prochaine.»

Mais surtout de voir quelle solution son manufacturier de pneumatiques japonais pourra lui proposer pour éviter une nouvelle humiliation, dans quinze jours, à Bahreïn. Car si les gommes dures manquant totalement de grip lors de l'exercice du tour lancé ont certes tenu la distance, les plus tendres utilisées par Barrichello ne fonctionnaient guère mieux dans la fournaise. Même si le Brésilien présentait une excuse tenant plus la route que sa monoplace pour expliquer son retrait volontaire avec des peaux de bananes à l'arrière. «Je me battais pour la 6e place avant d'être victime d'un important survirage. L'équipe a effectué une modification aérodynamique lors de mon second arrêt mais cela n'a rien changé. En fait, un dépôt de gommes s'était encastré sous mon aileron arrière. J'ai effectué tellement de tours comme cela que mes pneus étaient morts.»

© Les Sports 2005

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