Le malaise subsiste chez Ferrari

Heureusement pour Ferrari, la météo s'annonce moins clémente pour dimanche. Voilà qui ferait les affaires de «Schumi», 2e derrière Wurz vendredi matin, mais seulement 13e l'après-midi, avec un meilleur temps à près de deux secondes de la meilleure performance de la McLaren-Mercedes de l'Autrichien. Un peu trop pour être franchement satisfait même si les Renault (8e et 9e) et les BAR-Honda (15e et 16e) pointaient également assez loin. Plus que de chronos encore peu significatifs à l'heure où chacun prépare à sa manière le GP, le septuple champion du monde pouvait s'inquiéter des propos belliqueux de son ex-fidèle lieutenant Rubens Barrichello, pas encore remis de son audacieux freinage dans le dernier tour de Monaco. Le Brésilien est sorti de ses gongs face à la presse italienne: «Même si Michael m'a téléphoné lundi pour tenter d'aplanir notre différend, je répète que je n'ai pas apprécié sa manoeuvre qui aurait pu ruiner nos deux courses. Pour la victoire, j'aurais encore compris qu'il prenne autant de risques. Mais pour un point... Enfin, nous savons tous que «Schumi» pense toujours comme il a envie. Désormais, je sais à quoi m'en tenir. Je ne le considérerai plus comme un équipier mais comme un adversaire.» Des propos traduits dans «La Gazetta dello Sport» comme la fin imminente (fin 2005) du contrat entre Ferrari et «Rubinho». Voilà en tout cas un problème supplémentaire à gérer pour Jean Todt. (O.d.W.)

© Les Sports 2005