Vicoire finale d'Alonso

Alonso a devancé l'Allemand Nick Heidfeld (Williams-BMW), parti de la pole position, et le Brésilien Rubens Barrichello (Ferrari). En tête dès le premier virage, le Finlandais Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) a été victime d'une rupture de suspension dans l'avant dernier tour alors qu'il semblait en mesure de remporter la course. Roue avant-droite quasiment arrachée, la monoplace incontrôlable a terminé sa course dans le gravier.

Vicoire finale d'Alonso
©EPA

L'Espagnol a signé ainsi une 4e victoire cette saison, en partie grâce à la sortie de piste sur casse mécanique de Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) qui menait. Alonso a devancé l'Allemand Nick Heidfeld (Williams-BMW), parti de la pole position, et le Brésilien Rubens Barrichello (Ferrari). La suspension de la roue avant-droite de la McLaren-Mercedes de Raikkonen a cédé en pleine ligne droite des stands alors que le Finlandais abordait le dernier tour en tête. Roue quasiment arrachée, totalement incontrôlable, la Flèche d'argent est allée s'immobiliser dans le gravier. Raikkonen est sorti de son baquet apparemment indemne. Alonso, lui, était passé.

L'Espagnol a ainsi conforté son avance au championnat du monde pilote et Renault, avec la 6e place de Giancarlo Fisichella a fait de même chez les constructeurs. Pour Heidfeld, il s'agit de la deuxième deuxième place en deux semaines, après Monaco. Ferrari a également enregistré son meilleur résultat de l'année, Michael Schumacher terminant 5e. La Scuderia, a placé ainsi pour la deuxième fois ses deux voitures dans les points cette saison. A Monaco, Schumacher avait terminé 7e devant Barrichello. La course a été haletante du début à la fin.

Au premier virage, Raikkonen est passé premier sans encombre, mais derrière, Mark Webber (Williams-BMW) qui avait été dépassé par Juan Pablo Montoya (Mclaren-Mercedes), a manqué son freinage et tapé dans la monoplace du Colombien. Déstabilisée, celle-ci a perdu beaucoup de temps mais a pu repartir dans la course. L'accrochage a cependant provoqué un véritable capharnaüm avec de nombreuses voitures impliquées, plus ou moins gravement. Webber a été contraint à l'abandon. Ralf Schumacher a arraché la moustache de sa Toyota et dû rentrer au stand avant de finalement abandonner après 33 tours. Takuma Sato a également été obligé de repasser par les stands. Les deux Ferrari ont perdu de précieuses secondes sur les pilotes de tête épargnés.

Ainsi, à la fin du premier tour, Raikkonen menait devant Heidfeld, Jarno Trulli (Toyota), parti de la 4e place, et David Coulthard (Red Bull-Cosworth), lui, de la 12e position. Alonso passait le cinquième.

L'accrochage du départ ayant brouillé les cartes, derrière Raikkonen qui enchaînait les meilleurs tours, la bagarre faisait rage pour retrouver son rang. Ainsi, au cinquième tour, Barrichello et Jenson Button (BAR-Honda) ont-ils roulé plusieurs centaines de mètres côte à côte, enchaînant les virages, avant que la Ferrari ne prenne le dessus et la 8e place. Dans la foulée, le Britannique s'est fait dépasser par Montoya.

Au gré des ravitaillements, la première place a été occupée par Raikkonen, Coulthard, Alonso, Heidfeld. Ce dernier a notamment profité d'une petite erreur de Raikkonen à la fin du 30e tour pour dépasser le Finlandais. Mais l'Allemand s'est arrêté au tour suivant pour ravitailler et a cédé la tête.

La fin de course a été haletante avec le retour d'Alonso sur Raikkonen. Sentant la McLaren-Mercedes blessée, Alonso a attaqué au maximum pour mettre la pression sur Raikkonen. A l'entrée dans l'avant-dernière ligne droite des stands, il ne semblait pas possible que l'Espagnol gagne... à la régulière.