Michael Schumacher, premier sur six

Avec seulement six voitures en course, le Grand Prix des Etats-Unis de Formule-1, disputé dimanche sur le circuit d’Indianapolis et remporté par Michael Schumacher (Ferrari), restera dans les annales. Seules les deux voitures de la ’Scuderia’, les Jordan et les Minardi chaussées de pneumatiques Bridgestone se sont élancées, alors que les 14 autres voitures ont effectué le tour de chauffe, puis sont rentrées directement aux stands.Toute la F1 sur lalibre.be

Michael Schumacher, premier sur six
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Avec seulement six voitures en course, le Grand Prix des Etats-Unis de Formule-1, disputé dimanche sur le circuit d’Indianapolis et remporté par Michael Schumacher (Ferrari), restera dans les annales.

Seules les deux voitures de la ’Scuderia’, les Jordan et les Minardi chaussées de pneumatiques Bridgestone se sont élancées, alors que les 14 autres voitures ont effectué le tour de chauffe, puis sont rentrées directement aux stands avant le placement sur la grille de départ. Elles n’ont pas voulu prendre le moindre risque, les pneus Michelin qu’elles utilisent ayant connu de graves défaillances lors des essais vendredi.

Le leader du championnat du monde, l’Espagnol Fernando Alonso sur Renault et son dauphin, le Finlandais Kimi Raikkonen sur McLaren-Mercedes, ont fait partie des pilotes forfaits.

"Il est certain que la sécurité n’était pas assurée aujourd’hui, nous ne pouvions courir", a déclaré Jarno Trulli, auteur du meilleur temps lors des essais qualificatifs sur sa Toyota, et qui aurait dû s’élancer en "pole position".

La foule massée dans les tribunes de l’Indianapolis Motor Speedway a manifesté sa déception par une bronca, envoyant même des bouteilles d’eau minérale sur la piste. Après 10 des 73 tours de la course, de nombreux spectateurs ont même quitté les gradins.

Pour la Formule-1, il s’agit d’un véritable fiasco. Cette discipline, considérée comme l’épreuve reine du sport automobile dans de nombreux pays du monde, n’a jamais véritablement été populaire aux Etats-Unis. Les événements de dimanche ne vont rien arranger.

Tout a commencé vendredi lors des essais avec le grave accident de Ralf Schumacher, qui a perdu à pleine vitesse le contrôle de sa Toyota victime de la baisse de pression de ses pneumatiques. Choqué mais indemne, il n’avait cependant pas obtenu le feu vert pour participer à la course. Son coéquipier Ricardo Zonta avait connu ensuite un même problème de pneumatiques.

Michelin n’a pu déterminer la raison de la dégradation de ses gommes. Le manufacturier a demandé à la Fédération international de l’automobile de pouvoir utiliser des gommes neuves en provenance de France. La FIA n’a pas accepté, un seul train de pneumatiques étant autorisé par week-end de course.

Michelin ne voulant faire prendre aucun risque aux pilotes, a alors demandé que soit placée une chicane avant le virage 13 du circuit, relevé pour l’ovale faisant la caractéristique d’Indianapolis.

La FIA a refusé encore, ne voulant pas pénaliser Bridgestone dont les pneus semblaient encaisser sans broncher les charges exercées sur les gommes en sortie de l’ovale.

Une réunion était alors improvisée entre le patron de Michelin, Bernie Ecclestone, les patrons d’écurie et finalement les pilotes.

A 90 minutes du début de la course, neuf des 10 écuries étaient d’accord pour la solution de la chicane sauf Ferrari.

Puis, l’ensemble des écuries semblaient devoir participer, avant le coup de théâtre survenu à l’issue du warm up.

"Du point de vue de la sécurité, il n’était pas possible de courir. Pourtant nous les pilotes, avions envie d’y aller", a déclaré Mark Webber, le pilote de BMW-Williams.

Michael Schumacher, le septuple champion du monde de F1, triomphait sans gloire, devant les cinq autres participants. Rubens Barrichello sur l’autre Ferrari a pris la deuxième place et Tiago Monteiro sur la Jordan la troisième.

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