Un «Schumi» revanchard

Le contraste entre la foule amassée autour du circuit et le peu de voitures qui roulaient hier était saisissant. Il n'y avait plus la moindre place dans les hôtels de la région française alors que le spectacle, jeudi, était bien pauvre.

Olivier de Wilde

Le contraste entre la foule amassée autour du circuit et le peu de voitures qui roulaient hier était saisissant. Il n'y avait plus la moindre place dans les hôtels de la région française alors que le spectacle, jeudi, était bien pauvre. Dès 2007, les 3e pilotes ne devraient ainsi plus être autorisés à rouler le vendredi. Les réservistes tels Davidson, Wurz ou Kubica devront laisser le boulot aux titulaires qui ne sortent presque plus le vendredi.

Les Français aimeraient entendre la Marseillaise dimanche. Pour Franck Montagny, premier enfant de la patrie au départ de son Grand Prix depuis Olivier Panis en 2004? Il ne faut pas rêver! Il faudrait plus que l'aide de la patrouille de France pour faire décoller la Super Aguri F 1. En attendant, les Français peuvent donc compter sur leur écurie championne du monde pour faire retentir leur hymne national et crier cocorico.

Si Fernando Alonso ou Giancarlo Fisichella s'impose après-demain à Magny-Cours, on entonnera le «Allons enfants de la patrie». Après avoir enregistré aux Etats-Unis son plus mauvais résultat depuis longtemps, la marque au losange et Bibendum auront soif de succès sur le cuisant bitume nivernais. Mais attention à ce diable de Michael Schumacher, bien décidé à empêcher les Renault et autres McLaren de tourner en rond. «J'aime l'atmosphère rurale et agricole de ce GP très tranquille», confie le chasseur lancé à la poursuite du lièvre Alonso. «Le tracé, très exigeant, me plaît aussi. Avec les fortes chaleurs annoncées pour le week-end, la piste sera très glissante. Il faudra en tenir compte. Nous avons entamé de la meilleure manière possible la 2e moitié de saison. La course-poursuite au championnat est lancée. Je n'ai pas cessé de croire au titre. Dans cette optique, je dois à nouveau réduire dimanche l'écart de 19 points me séparant de mon rival espagnol. Nous allons nous donner au maximum et je compte bien sûr mon équipier Felipe pour m'aider dans ma tâche.» Pour Renault et Alonso, le jour de gloire n'est donc pas encore tout à fait arrivé...

© Les Sports 2006