Moral de vainqueur pour Alonso

Ce Grand Prix de France marquera peut-être un tournant important du Championnat du monde. Soit Fernando Alonso reprend demain sa marche triomphale après son faux pas américain et «Schumi» pourra, définitivement, dire adieu à ses espoirs de 8 éme titre.

O.d.W.
Moral de vainqueur pour Alonso
©AP

Ce Grand Prix de France marquera peut-être un tournant important du Championnat du monde. Soit Fernando Alonso reprend demain sa marche triomphale après son faux pas américain et «Schumi» pourra, définitivement, dire adieu à ses espoirs de 8 éme titre. Soit le pilote Ferrari récidive, gagne en réduisant le retard de 19 points le séparant de son rival espagnol et alors on pourra commencer à croire que la course pour la couronne mondiale est relancée.

La différence de rythme entre les Ferrari et les monoplaces françaises aux Etats-Unis était en effet trop importante pour refléter un état de fait durable. Et chez le «Losange», on assure d'ailleurs à la veille de cette 11e épreuve de la saison que le véritable potentiel de la R 26 est celui de Montréal où Alonso avait enchaîné pole position et victoire, «Schumi» et son Cheval Cabré ne terminant dans son sillage que grâce à l'intervention de la voiture de sécurité dans les derniers tours. Une confiance d'autant moins ébranlée par le Grand Prix d'Amérique que le tracé de Magny-Cours devrait convenir aux Renault.

«Il y a quelques virages rapides et vous avez besoin de traction à la sortie des lents: cela convient bien aux caractéristiques de notre R 26 et des pneus Michelin», expliquait Fernando Alonso. Pour ce week-end, «Nano» dispose en outre d'un nouveau V 8, une évolution du moteur RS 26 dont avait déjà bénéficié à Indy son coéquipier Giancarlo Fisichella, troisième et premier des pilotes équipés de gommes «Bibendum».

Schumacher comptait sur la campagne nord-américaine, Montréal et Indianapolis, pour refaire une partie de son retard sur Alonso au championnat. Hélas pour eux, si la «Scuderia» et son septuple champion du monde ont effectivement repris quelques points (quatre) au jeune Matador, ce n'est pas dans les proportions espérées. Alors qu'il reste 8 courses à courir, Alonso compte encore dix-neuf points d'avance sur Schumacher. Et Renault vingt-six sur Ferrari. Ce n'est pas rien.

Renault comme en 1906?

«Il ne faut pas penser que cet écart disparaîtra rapidement», prophétise un champion du monde en titre qui dans l'Indiana a mis fin à une série de quinze podiums successifs entamée au GP de Turquie le 21 août 2005. «Il faut prendre un peu de recul lorsque l'on regarde la situation au championnat. J'ai terminé premier ou deuxième au cours des neuf premières courses de l'année. Je pense sincèrement que je serai en mesure de continuer à gagner et à augmenter mon avance lors des huit suivantes. Demain, une Renault gagnera le Grand Prix de France. Comme il y a cent ans. Après l'avoir emporté chez moi à Barcelone et en Angleterre, je veux offrir cette victoire à tous les membres français de l'écurie. Et à Michelin dont l'usine est proche.»

© Les Sports 2006