Kimi Räikkönen en pole devant Michael Schumacher

Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes) a un peu gâché le samedi de Michael Schumacher (Ferrari) en lui soufflant la pole position du Grand Prix d'Allemagne de Formule 1, mais l'Allemand se console avec la piètre performance de son rival Fernando Alonso. Tout savoir sur le Grand-Prix d'Allemagne

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Kimi Räikkönen en pole devant Michael Schumacher
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Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes) a un peu gâché le samedi de Michael Schumacher (Ferrari) en lui soufflant la pole position du Grand Prix d'Allemagne de Formule 1, mais l'Allemand se console avec la piètre performance de son rival Fernando Alonso.

L'Espagnol n'a en effet pu hisser sa Renault qu'en 7e position, derrière même son coéquipier Giancarlo Fisichella (5e).

Alonso a ainsi signé son plus mauvais résultat en qualifications cette année après sa 8e position en Malaisie lors du deuxième GP de la saison en mars. Il a néanmoins soufflé, sans grand enthousiasme et avec un sourire un peu forcé, ses 25 bougies dans le motor home Renault en présence notamment de son patron et agent Flavio Briatore.

Räikkönen, qui ne vise plus que des victoires en course sans aucun espoir au Championnat, savoure lui la 9e pole de sa carrière, la première depuis le Grand Prix de Turquie 2005, en août à Istanbul.

"C'est bon d'avoir la pole", reconnaît le Finlandais, content de l'évolution de sa MP4-21, même si "nous ne sommes toujours pas au niveau que nous souhaiterions".

La bonne affaire du jour est donc entièrement au bénéfice de Michael Schumacher, même s'il n'affiche qu'une mine peu réjouie. Non seulement les Ferrari se sont montrées efficaces puisque Felipe Massa a signé le 3e temps, mais quatre monoplaces se sont glissées entre Alonso et lui. "J'aurais préféré être devant Kimi, mais être là où je suis alors qu'Alonso est 7e, ce n'est quand même pas mal", analyse le septuple champion du monde.

Contrairement au circuit de Magny-Cours qui lui réussit très bien puisqu'il y a signé son 8e succès au GP de France il y a deux semaines, record de victoire dans un même Grand Prix, sa propre course nationale à Hockenheim lui a été moins favorable. Schumacher n'a en effet remporté "que" trois fois le GP d'Allemagne. "C'est vrai que je n'ai pas gagné autant ici à la maison que sur d'autres circuits, mais c'est comme ça...", commente l'intéressé qui compte bien ajouter dimanche une 89e victoire à son palmarès.

D'autant que Hockenheim ne réussit pas beaucoup à Räikkönen non plus: il ne s'y est jamais imposé, y compris l'an dernier où, parti de la pole position, il menait largement lorsqu'il a été contraint à l'abandon sur une panne mécanique.

Ces statistiques ne suffiront certainement pas aider Alonso à avaler sa déception: avec six monoplaces devant lui, l'Espagnol vainqueur de l'épreuve l'an dernier devra réussir une course de haute volée pour empêcher Schumacher de lui reprendre trop de points sur les 17 qu'il compte d'avance.

"Aujourd'hui, nous n'avons jamais réussi à faire fonctionner nos pneus correctement", déplore le champion du monde.

Il refuse néanmois de se laisser abattre et continue de fonder des espoirs -au moins de podium- pour la course. "Nous avons un bon rythme sur les longs relais. Maintenant nous devons croire en les choix que nous avons faits en termes de réglages et de stratégie... et voir comment se déroule la course", ajoute-t-il. Déception en fond de grille chez Super Aguri où le néophyte Sakon Yamamoto, remplaçant de Franck Montagny aux côtés de Takuma Sato, a fracassé sa monoplace lors des essais libres du matin. Comme l'écurie ne dispose que de deux de ses toutes nouvelles SA06, Yamamoto a été obligé de participer aux qualifications au volant de la SA05 beaucoup moins performante.

Selon Montagny, la monoplace de Yamamoto devait être réparée pour la course et le pilote devrait s'élancer depuis les stands mais au volant de la SA06.