Alonso : “Impossible de faire mieux ici !”

Ph. J.

Ne pas céder à la panique. Voilà le mot d’ordre lancé, ce dimanche, à l’issue de ce Grand Prix d’Allemagne par Flavio Briatore à ses troupes défaites par la déferlante Ferrari sur ce Grand Prix d’Allemagne. “Nous sommes dans une bataille rude, comme nous l’attendions depuis le début de la saison. Nous sommes toujours en tête dans les deux classements du Championnat du Monde. Dans le contexte rencontré ce week-end, je considère que Fernando et Giancarlo ont fait un excellent boulot en ramenant les deux voitures dans les points. Nous allons nous concentrer sur notre travail pour comprendre ce qui s’est passé ce week-end et en tirer les enseignements le plus rapidement possible…”

Resté terré dans le camion technique auprès de ses ingénieurs durant près d’une heure, Fernando Alonso, qui aurait pu rêver d’un meilleur cadeau d’anniversaire, n’avait pas l’esprit à la déclaration au terme de ce qui fut sans doute son Grand Prix le plus difficile de la saison. “Nous n’avons jamais été compétitifs ce week-end, lâchait-il un rien dépité. Mais nous avons fait le maximum pour limiter les dégâts. Compte tenu des circonstances, je crois que nous pouvons encore nous estimer heureux. Sans les cloques apparues sur mes pneus lors du début de course, je crois qu’un podium aurait été un objectif réalisable. J’avais pris un excellent départ mais très vite j’ai manqué d’adhérence pour retenir les Honda et j’ai compris que je ne pourrais pas me battre pour la troisième place. Les choses se sont améliorées lors de mes deuxièmes et troisièmes relais. J’ai continué à pousser.

Surtout sur la fin, lorsque Button était à nouveau à ma portée. Mais le risque était trop grand. Je me suis fait peur à deux reprises et j’ai préféré assurer ma cinquième place.

Sincèrement, il était impossible de faire mieux ici.”

11 points d’avance

Les points perdus, la domination de Ferrari, autant d’éléments qu’Alonso tient à ne pas amplifier. “Je possède toujours 11 points d’avance et nous savons que les pneus que nous utiliserons le week-end prochain n’ont rien à voir avec ceux qui nous ont causé tant d’ennuis ici. Il s’agira de se pencher sur les données récoltées ici, tout en gardant notre confiance en Michelin pour qu’ils soient en mesure de nous offrir les pneus qu’il nous faut dès vendredi prochain…”

Pourvu que le Bibendum ait bien reçu le message…