Hamilton remet le couvert

L'image restera celle de ce Grand Prix 2007 "made in USA ." Au 38 e tour de course, lancées à près de 320 km/h, les McLaren-Mercedes filent côte à côte sur le célèbre anneau d'Indianapolis. Parti en pole position , au nez et à la barbe de son équipier et double champion du monde, Lewis Hamilton ne se laisse pas impressionner.

Hamilton remet le couvert
©EPA
Philippe Janssens

L'image restera celle de ce Grand Prix 2007 "made in USA ." Au 38 e tour de course, lancées à près de 320 km/h, les McLaren-Mercedes filent côte à côte sur le célèbre anneau d'Indianapolis. Parti en pole position , au nez et à la barbe de son équipier et double champion du monde, Lewis Hamilton ne se laisse pas impressionner. Imperturbable, le premier rookie à avoir signé la pole ici, conserve sa ligne et son sang-froid, contraignant Fernando Alonso à se ranger derrière lui...

Jusque-là, ce 7e rendez-vous de la saison avait été assez conforme aux prédictions et aux enseignements du début de week-end. Tout comme à Monaco et à Montréal, les "Flèches d'argent" confirmaient leur "mono... pole" sur la première ligne de la grille de départ distançant sensiblement les Ferrari, les BMW mais aussi les Renault, subitement revenues à de meilleures dispositions lors de cette tournée nord-américaine. Il fallait donc s'attendre à quelques duels intra muros entre équipiers tout au long des 73 tours du tracé hybride de l'Indiana surchauffé par un soleil de plomb. Parti en tête, Lewis Hamilton connut un début de course plus que tranquille, reléguant aisément l'autre McLaren à près de quatre secondes avant son premier ravitaillement. Un passage au stand géré complètement équitablement par l'écurie argentée appelant Alonso dans les "boxes" un tour après le prodige britannique.

C'est précisément lors de son deuxième "run" que l'Espagnol allait pouvoir jouer son va-tout. Plus rapide que son jeune équipier tout au long du week-end, hormis samedi en Q3, l'Asturien grappilla les dixièmes pour revenir à moins d'une demi-seconde d'Hamilton. Lançant son attaque à la sortie du fameux "banking", le "Roi Fernand" prit l'aspiration... de l'aspirant pour déboîter en milieu de ligne droite et se porter à hauteur de son équipier. On sait ce qu'il advint, et puisque le deuxième passage par les stands ne changea rien et qu'une incartade dans le gazon de l'"Infield" lui fit perdre de précieux dixièmes, Alonso savait déjà que ce ne serait pas encore ce dimanche qu'il vaincrait le signe indien...

Rigolant de joie dans son casque, Lewis Hamilton pouvait savourer sa deuxième victoire en l'espace d'une semaine ! "I love you !" lança-il à Ron Dennis qui lui rendait la pareille. Un "I love you to !" qui en dit long sur la relation que ces deux-là entretiennent depuis près de dix ans...

Troisième sur le podium, Felipe Massa eut également droit à une petite explication finale avec son équipier. Handicapé au départ par un choix de gommes dures et passé par Heidfeld (BMW Sauber) et Kovalainen (Renault), Kimi Raikkonen profita de son premier passage au stand décalé (26e tour) pour repasser les deux importuns, Heidfeld ayant eu la mauvaise idée de tirer tout droit en bout de ligne droite juste avant son ravitaillement avant de perdre tout le bénéfice d'une belle course à 16 tours de l'arrivée avec de gros ennuis de boîte de vitesses. Revenu dans le sillage de Massa, Raikkonen tenta le tout pour le tout, avant d'effectuer une incartade en hors-piste.

Et si les ténors attendus étaient au rendez-vous des points, il en est surtout un qui fit la bonne affaire : Lewis Hamilton. En l'espace de huit jours, l'enfant prodige de la F1 a confirmé ses prétentions incroyables de remporter le titre mondial au terme de sa première saison en F1 !