Déficit contenu pour le GP

Week-end de vérité pour le circuit de Spa-Francorchamps qui accueillera ce 16 septembre le Grand Prix de Formule 1. Après des mois de travaux, l'infrastructure affiche un nouveau visage avec notamment des bâtiments neufs, de nouvelles tribunes et un tracé du circuit quelque peu modifié. Les résultats des essais Lisez l'édito de Philippe Lawson

Ph. Law.
Déficit contenu pour le GP
©BELGA

Week-end de vérité pour le circuit de Spa-Francorchamps qui accueillera ce 16 septembre le Grand Prix de Formule 1. Après des mois de travaux, l'infrastructure, rénovée de fond en comble, affiche un nouveau visage avec notamment des bâtiments neufs (bureaux, salle de presse, etc.), de nouvelles tribunes et un tracé du circuit quelque peu modifié. "En tant qu'organisateur du Grand Prix, mon travail de promoteur a été fait et tout fonctionne. Toutes mes infrastructures sont en place et le public est bien accueilli depuis vendredi matin", nous a confié André Maes, directeur général de Spa-Grand Prix, la nouvelle société créée spécialement pour relancer la compétition phare du sport automobile sur les terres wallonnes. Sur le plan financier, l'édition 2007 du Grand Prix devrait rencontrer les prévisions arrêtées. Elle affichera un déficit, mais celui-ci ne devrait pas dépasser les quatre millions d'euros mis de côté par la Région wallonne pour couvrir la perte.

Les dirigeants des sociétés qui gravitent autour du circuit (la société de promotion/SPCSF, l'intercommunale patrimoniale ISF, Spa-Grand Prix) disent avoir écoulé quelque 60 000 tickets d'entrée. C'est déjà une performance au regard des conditions qui ont entouré le retour et l'organisation de la course : polémique, démarrage tardif de la vente des tickets, concurrence de l'athlétisme au Mémorial Van Damme.

Même si tout semble être prêt pour que le retour du GP à Francorchamps soit une réussite et même si les entrepreneurs ont travaillé de nuit pour colmater plusieurs brèches (raccordement des douches, récupération des eaux de pluies dans le bâtiment VIP, etc.), la finition du chantier interpelle des observateurs. Vendredi, des ouvriers étaient toujours sur le chantier. "Ça crie dans tous les sens, mais le bruit des moteurs couvre la voix des ouvriers et personne ne leur prête vraiment attention. Les entrepreneurs disent qu'ils ont fini, mais il faudra venir après le Grand Prix pour se rendre compte de tout ce qui reste à faire", confirmait vendredi un observateur.

Poursuite du Grand Prix

Après l'événement se posera la question de savoir si la Région wallonne souhaite poursuivre l'aventure. "Nous donnerons tous les éléments (nombre de tickets, recettes, etc.) au gouvernement wallon pour qu'il prenne sa décision en connaissance de cause", nous avait confié Etienne Davignon, président de Spa-Grand Prix.

Après ce dimanche, la Région wallonne a dix jours pour arrêter son choix entre trois alternatives : poursuivre l'aventure avec Spa-Grand Prix, confier l'organisation au grand manitou Bernie Ecclestone (mais il ne serait pas tellement preneur) avec à la clé le versement d'une contribution de 6 millions d'euros par an ou encore l'arrêt pur et simple (mais avec des indemnités).

Tout porte à croire que le GP se poursuivra sur le plus beau circuit du monde ,à Francorchamps, mais avec qui ? "Si on poursuit le GP avec Spa-Grand Prix, il faudra donc fusionner la société de promotion et l'ISF", nous dit-on.

© La Libre Belgique 2007

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