Massa par double chaos

En passant la ligne en deuxième position, Felipe Massa était loin de se douter qu'il serait déclaré vainqueur deux bonnes heures plus tard.

O. d.W.

En passant la ligne en deuxième position, Felipe Massa était loin de se douter qu'il serait déclaré vainqueur deux bonnes heures plus tard. Deuxième sur la grille, le petit Brésilien fut plutôt discret lors de ce GP de Belgique décidé pour lui dès le premier passage dans le Raidillon : "J'avais conservé ma deuxième position mais j'ai mal apprécié le niveau d'adhérence de l'Eau Rouge. Je pensais que ce virage était encore très humide et j'ai trop levé le pied" , racontait le Brésilien. "Du coup, Kimi est revenu facilement à ma hauteur dans la montée vers les Combes. C'est étrange qu'il m'ait tassé ainsi au moment de me passer car il était beaucoup plus rapide."

Un peu lent à se mettre dans le rythme, le pilote Ferrari laissa s'échapper les deux leaders lors de son premier "run ". "Il y avait beaucoup de vent et je n'étais pas satisfait de l'équilibre de ma monoplace. Ensuite, nos chronos sont devenus similaires et il était très difficile pour moi de remonter."

Felipe s'apprêtait à récolter les six points de la troisième place quand la pluie fit son apparition... "Je les voyais se battre devant comme des chiffonniers et j'ai décidé de ne pas prendre de risques dans l'optique du championnat. Quand j'ai vu Kimi dans le mur, j'ai encore plus soulagé l'accélérateur. Lors du dernier tour, je n'avançais plus. Je ne voulais absolument pas commettre de bêtise."

Pour assurer huit points qui allaient devenir dix suite à la décision des commissaires sportifs. Au lieu de perdre deux nouvelles unités, il se rapprochait à deux points du leader du championnat. "Quelle course de folie ! Je n'ai pas vu l'incident et ne peux donc émettre aucun jugement. C'est une victoire chanceuse, c'est clair. Autant que ma défaite de Budapest était malchanceuse. Cela me motive d'autant plus désormais à essayer de battre Lewis pour le titre. Les cinq prochaines courses s'annoncent terribles. A commencer par Monza la semaine prochaine."