Bienvenue dans le temple Ferrari

Cinq jours seulement après l'arrivée du GP de Belgique et une victoire perdue sur tapis vert suscitant toujours une vive polémique, Lewis Hamilton se retrouve dès aujourd'hui en terrain ennemi pour le dernier rendez-vous européen de la saison 2008 de F1.

Olivier de Wilde

Cinq jours seulement après l'arrivée du GP de Belgique et une victoire perdue sur tapis vert suscitant toujours une vive polémique, Lewis Hamilton se retrouve dès aujourd'hui en terrain ennemi pour le dernier rendez-vous européen de la saison 2008 de F1. Plus encore depuis la disparition du calendrier voici deux ans d'Imola, plus proche de Maranello, l'"Autodromo di Monza" est le temple Ferrari où viendront ce week-end en pèlerinage plus de 100 000 tifosi.

L'organisateur du GP d'Italie s'appelle Enrico... Ferrari : "Il m'a sonné dimanche, juste après l'arrivée, pour me remercier pour la bonne promotion que j'avais faite pour sa course", raconte André Maes, le patron de Spa Grand Prix. "Et trois heures plus tard, il m'a rappelé pour me féliciter : "En faisant gagner Massa, revenu désormais à deux points d'Hamilton au championnat, tu as boosté mes ventes", m'a-t-il confié."

Victorieuse à quatre reprises lors des six dernières éditions, la Scuderia n'est toutefois pas invincible sur la piste la plus rapide du championnat où la moyenne au tour en qualification dépasse les 260 km/h. En 2005 (Montoya) et l'an dernier (Alonso), c'est une McLaren qui s'est imposée. Ce qui n'empêche par les dirigeants de l'écurie au Cheval Cabré, en tête du championnat constructeurs avec douze points d'avance, de se montrer très confiants à la veille de sa course "a casa". L'objectif de Kimi Raikkonen et de Felipe Massa est de réaliser ici, dimanche, leur quatrième doublé de la saison. Mais dans quel ordre ? La Scuderia doit-elle imposer des consignes et favoriser désormais le Brésilien, à deux points du leader de la compétition, mais surtout dix-sept devant son équipier Raikkonen ?

La question divise la "Botte" et le monde de la F1 autant que celle de la pénalité justement ou non infligée à Lewis Hamilton dimanche dernier à Francorchamps.

Raikkonen déterminé

Le Finlandais croit en sa bonne étoile : "J'étais venu à Spa pour gagner, et je me suis battu pour cela. Sans l'apparition de la pluie à trois tours de l'arrivée, c'était dans la poche. Enfin, je ne vais pas me lamenter éternellement. J'ai fait de mon mieux, mais cela n'a pas suffi. Ce qui m'est arrivé à Spa ne me préoccupe pas et ne m'empêchera pas de me battre jusqu'au bout. On fera les comptes à la fin de la saison. Il reste cinq courses à disputer et si ma position au championnat n'est certainement pas idéale, je répète que je ne suis pas du genre à faiblir. Nous devrions être compétitifs ce week-end, et j'espère bien pouvoir prendre ma revanche devant les tifosi."